lundi 17 septembre 2012

Parution: Management par projet


Management par projet. Les identités incertaines

Sous la direction de Benoit Cordelier, Gino Gramaccia

Presses de l'Université du Québec

2012, 216 pages

24,00 $

La flexibilité, la mesure de la performance, la culture du résultat à court terme, la chasse aux effectifs, l’individualisation des rémunérations, la prescription drastique de modes opératoires standardisés… les transformations du travail transfigurent le rapport des personnes à leur milieu professionnel. Toutes ces pratiques managériales ont contribué à la montée de l’individualisme au travail, et des multiples formes de pathologies qui accompagnent aujourd’hui ce mouvement.

Le culte de l’excellence se paie. Il défait les liens de solidarité et instaure de nouveaux régimes de violence dans les organisations, sous prétexte d’efficacité managériale et de compétitivité. Différents modes, dispositifs et outils de régulation auraient permis de résoudre, sur le plan local, les contradictions stratégiques du plan global, dont le management par projet.

Dans les faits, si les organisations sont des lieux de réalisation de projets qui fonctionnent grâce à la coopération des acteurs, elles n’en restent pas moins des espaces de domination, marqués par les tensions et les crises que suscitent les difficultés de chaque employé à trouver sa place dans l’équipe. Les spécialistes réunis dans cet ouvrage portent un regard critique, ouvert et pluraliste sur l’ensemble de ces questions.

Parution: Changement organisationnel et management par projet


Changement organisationnel et management par projet. Mobilisation des systèmes d'information

Benoît Cordelier

Les progiciels de gestion intégrés ou de gestion de la relation client sont souvent présentés comme des outils miracle pour changer l'organisation, restructurer les entreprises, les rendre plus performantes. L'effort à fournir est souvent sous-estimé. L'auteur décompose différentes manières de percevoir les progiciels et leur utilisation dans les processus de communication soutenant le changement organisationnel.

L'Harmattan

juillet 2012

328 pages - 34 €

Colloque "Médias - Santé Publique"

Le colloque se tiendra les 18 et 19 octobre 2012 à la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine (MSHA) à Pessac, sur le Domaine Universitaire.

Il est possible de s’inscrire jusqu’au 29 septembre 2012.

A côté d’un traitement plus ordinaire des questions médicales, scientifiques ou techniques, les épisodes du SRAS en 2003, de la grippe A (H1N1) en 2009 ou très récemment de la bactérie ECEH ont montré comment des questions de santé publique pouvaient devenir des problèmes politiques dont les médias s’emparaient dans leur immédiateté, comme des scoops, contribuant ainsi à les ériger en événements.

En traitant alors ces « événements » sous différents angles (scientifique, médical, technique, politique, économique, industriel, social, environnemental,…), les médias mettent en scène des acteurs relevant de sphères discursives distinctes : scientifiques, responsables politiques, citoyens malades avérés ou potentiels, professionnels de la santé. Une polyphonie de discours publics se laisse alors saisir, pouvant parfois donner l’impression d’une cacophonie, parfois d’une orchestration vite vue comme manipulatrice. Au delà d’une information classiquement relayée et commentée par la presse (généraliste ou plus spécialisée), la télévision, la radio ou internet, des campagnes de communication sont alors mises en place pour faire connaître des moyens de prévention, ou pour inciter à la vaccination par exemple. On peut aussi voir émerger des reprises ironiques, sous forme de clips sur internet, faux journaux, créations théâtrales…

Le colloque qui sera organisé à Bordeaux les 18 et 19 octobre 2012 vise à réunir des chercheurs d’horizons différents (en Sciences de l’Information et de la Communication, Philosophie, Linguistique, Sciences du Langage, Sociologie,…) ainsi que des professionnels de la santé, de la politique et des médias, afin de croiser leurs réflexions sur le mode de traitement par les médias des questions de santé publique.

vendredi 14 septembre 2012

AAC - Storytelling et tension narrative

Dans le prolongement de la journée du 18 novembre 2011, « du storytelling à la mise en récit des mondes sociaux : la révolution narrative a-t-elle eu lieu ? », les laboratoires I3M et LIRCES organisent une journée d’études sur « storytelling et tension narrative ». Cette journée aura lieu le 23 novembre 2012.

Reprenant le postulat de départ qui était que l'art de raconter des histoires (storytelling) s'étendait désormais aux domaines les plus variés et qu’aucune activité sociale ne semblait épargnée par cette mise en récit généralisée, cette seconde journée reste ouverte à toutes les disciplines. Par ailleurs, la première étape a permis de mettre en lumière les relations assez étroites qu’il pouvait exister entre les analyses littéraires du récit et l’approche de l’objet storytelling. En ce sens, la problématique de la tension narrative, née dans les études littéraires, s’ouvrira cependant vers des approches pluridisciplinaires (notamment communicationnelles).

La thématique choisie invite donc les chercheurs à se pencher plus particulièrement sur les processus de construction narrative propres aux mises en récit à travers la notion de tension narrative, proposée par Raphaël Baroni qui la définit comme « le phénomène qui survient lorsque l’interprète d’un récit est encouragé à attendre un dénouement, cette attente étant caractérisée par une anticipation teinté d’incertitude qui confère les traits passionnels à l’acte de réception. La tension narrative sera ainsi considérée comme un effet poétique qui structure le récit et l’on reconnaîtra en elle l’aspect dynamique ou la « force » de ce que l’on a coutume d’appeler une intrigue ». Ce pouvoir de l’intrigue questionne le phénomène du storytelling et amènera les chercheurs à s’interroger sur ce qui fait sa force. Il permet de dégager dès à présent quatre thématiques.

Comment les récits mobilisent les affects chez le récepteur, essentiellement à travers la construction des intrigues ? Il conviendra ici de définir si la notion d’intrigue doit renvoyer à une analyse formelle qui s’appuierait essentiellement sur prototypes narratifs ou bien si sa dimension thématique, sa position dans le registre des discours, sa relation avec la sphère de production conditionne elle aussi sa réception.

Quelles sont les relations entre la tension narrative et les compétences du récepteur ? Comment les différents publics mobilisent des savoirs narratifs en fonction de l’intrigue proposée, de leur situation de réception et des compétences culturelles requises.

Quelles sont les fonctions thymiques du récit ? Si en littérature, le suspense, la curiosité et la surprise jouent un rôle essentiel dans la création de la tension narrative, ne doit-on pas aussi envisager la dimension cathartique des récits ?

Dans quelle mesure la narrativité est-elle tributaire de valeurs et de contenus (conscients et inconscients) qui la sous-tendent et dont l’intrigue assure la représentation ? En revisitant une des problématiques de la première journée d’études, doit-on simplement voir dans la tension narrative les engrenages de la narrativité, que les individus sont conduits à reconnaître sans réelle capacité de distanciation et de discernement, ou bien au contraire, doit-on considérer, à l’instar d’une bonne partie de la théorie de la réception, que tout récit, même « mal intentionné » n’est jamais complètement aliénant, et que la lecture, comme l’écriture, peut aussi être émancipatrice, malgré des constructions narratives contraignantes ?

Les contributions proposées pourront s’organiser autour des deux axes suivants.

D’une part, au delà des frontières, sans doute un peu artificielles dans le cadre de cette thématique entre fictionnel et factuel, un premier axe pourra s’orienter vers les processus de production de la tension narrative. Par processus de production, il sera entendu tout phénomène influençant l’élaboration des schémas narratifs, comme par exemple, sans être exhaustifs, la formation des créateurs/auteurs, les contraintes imposées par les formats des récits ou les médias utilisés (littérature, presse, cinéma, jeux vidéos, textes pragmatiques, etc…).

D’autre part, les conditions de réception des récits doivent être appréhendées à partir d’une optique similaire. On pensera en particulier à l’adaptation du public en fonction de la nature du récit mais aussi de son émetteur, de même que la mobilisation de sa propre expérience narrative.

Modalités de participation

Les propositions de contribution devront comprendre un résumé d’une page, un très bref CV (1 page) et être adressées aux deux responsables (qui sélectionneront les propositions)

avant le 24 septembre 2012.

La journée aura lieu à Nice le 23 novembre 2012.

Contacts :

Marc MARTI (LIRCES) marti@unice.fr

Nicolas PELLISSIER (I3M) pelissier06@gmail.com

jeudi 13 septembre 2012

Colloque ISCC: COMMUNICATION ET MONDIALISATION

Institut des sciences de la communication du CNRS

Colloque international pluridisciplinaire

Communication et mondialisation. La remise en cause du tout-anglais

Mercredi 14 novembre 2012

CNRS, Auditorium Marie Curie

Campus Gérard Mégie, 3 rue Michel-Ange, 75016 Paris

Inscription à colloque@iscc.cnrs.fr

Naguère, on pensait que l'anglais serait la lingua franca de la mondialisation, ce qui lui valut le qualificatif de « planétaire » (Global English) : on disposait enfin d'une langue commune universelle. Or, cette vision des choses est loin de faire l'unanimité aujourd'hui, y compris au sein du monde anglophone, où le modèle du tout-anglais est remis en cause, aussi bien au Royaume-Uni qu'aux États-Unis.

Comment expliquer un tel renversement de perspective, dont on commence à peine à entrevoir toutes les conséquences ? Tel est l'objet de ce colloque, destiné à approfondir cette question désormais centrale, en examinant tour à tour quatre thèmes majeurs :

– Mythe et réalité d'une lingua franca et économie des langues

– Les enjeux du cyberespace multilingue

– La communication scientifique à l'épreuve du multilinguisme

– La traduction, langue de la mondialisation

À l'heure de la mondialisation, marquée par l'émergence des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), il n'est plus possible de faire l'impasse sur la question des langues en matière de communication. De ce point de vue, elle ne concerne pas que les spécialistes du domaine ou la communauté des enseignants et des chercheurs, toutes disciplines confondues : elle est l'affaire de tous.