jeudi 17 janvier 2013

CHARGE DE COURS IUT VILLETANEUSE, SEMESTRE 2


Le département GEA de l'IUT de Villetaneuse cherche un vacataire pour faire cours en première année sur une approche de la presse (histoire et presse en ligne) avec exposés, travail d'écriture etc....
Il y aurait 3 groupes avec deux heures de cours par groupe le vendredi.

Contact : Brigitte Chapelain
Source : Fabula

lundi 14 janvier 2013

AAC - LA SÉRIALITÉ TÉLÉVISUELLE – UNE APPROCHE CULTURALISTE



Date limite : 4 mars 2013

Depuis les années 1970-1980, les Tv studies sont devenues une discipline académique majeure qui, depuis les universités anglo-américaines où elles sont nées, ont essaimé dans le monde entier, à l'exception notable de la France, encore rétive à l'étude de la culture de masse. Ainsi, si, depuis le livre fondateur de Richard Newcomb (Tv: the Most Popular Art [1974]), les travaux de Robert C. Allen à Chapel Hill, d'Ien Ang à Sydney, de Jane Feuer à Pittsburgh, de John Fiske à Madison, de John Hartley à Cardiff, de Henry Jenkins à Los Angeles, de Lynn Spigel à Chicago, de Tamar Liebes et Elihu Katz à Jérusalem, de John Corner à Liverpool, ou de l'équipe de la Tisch School of the Arts de New York sont des références pour des millions d'étudiants, l'étude des productions télévisuelles restent marginales en France, à l'exception notable des ouvrages de Vincent Colonna et de Jean-Pierre Esquenazi.
C'est pourquoi nous projetons d'organiser, au printemps 2013, un colloque, situé dans le sillage de travaux entrepris depuis quelques années autour de la Revue d'études culturelles de l'université de Dijon et Pop-en-Stock, la revue numérique de l'Uqàm. Ce colloque cherchera à faire un état des lieux de ces Tv studies et à baliser les pistes les plus fécondes pour des recherches ultérieures portant sur les séries télévisées.
La culture de masse bien plus étroitement que la « high culture » définie par F.R. Leavis dépend de la mondialisation des échanges ; et dans cette perspective il conviendra d'interroger avant tout la réception de ces séries. Comment, par exemple, expliquer le quasi-monopole des productions américaines en ce domaine ? Existe-t-il, dans le champ télévisuel, l'équivalent d'un Bollywood ? Ce qui est certain, c'est que la série télévisée n'est pas seulement un genre nord-américain ou britannique : le Brésil, l'Argentine, le Mexique en sont de très féconds producteurs, de même que le Nigéria avec ses célèbres home videos (Dan Dali Soyeya) ou encore Taïwan avec ses dramas (Corner with Love, Romantic Princess). Voilà qui conduira à approfondir la question de la diffusion des séries et à se demander, par exemple, comment les telenovas hispanophones et lusophones sont reçues aux États-Unis, non point seulement par les communautés latinos, mais aussi par des téléspectateurs Wasp ? Rappelons qu'une même série peut donner lieu à des interprétations opposées et que Dallas, conçue par Cbs comme une apologie du néo-libéralisme, était perçue en Russie soviétique comme la preuve de la dégénérescence morale de l'Amérique capitaliste (Tamar Liebes & Elihu Katz, « Six interprétations de la série Dallas » in Hermès, p.131). Au surplus, certaines séries qui ont échoué dans leur pays d'origine rencontrent ailleurs le succès, à l'instar de The Pretender. Et si The Persuaders n'attira pas les faveurs du public britannique, elle connut la consécration en France et en Belgique. En outre, s'il est des séries qui, à l'image de Csi, de Desperate Housewives ou de 24 représentent, dès leur lancement, 20%, voire 30%, de parts de marché des 18-49 ans, il en est d'autres (Hart to Hart, Magnum, The Persuaders!, Simon & Simon, etc.) qui ne rencontrent le succès que dans leur seconde jeunesse, captant une part importante d'un public de plus en plus nostalgique des Trente Glorieuses et des swinging eighties.
On le devine, une telle étude de réception doit bien se garder de mésestimer les mécanismes économiques complexes de cette « usine à rêves » (dream factory) qu'est la production de séries. Pour nous en tenir au seul cas des États-Unis, il conviendra de rappeler les différences entre les networks (Abc, Nbc, Cbs), les local Tv et les chaînes du Câble (Hbo, Showtime, Fx). Si les premières sont accessibles à tous, les dernières ne le sont que sur abonnement. Ainsi, si le chiffre d'affaire des networks provient presque exclusivement de la publicité, celui des chaînes du Câble tient à la redevance mensuelle que leur versent les abonnés. Si la préoccupation principale des premiers est d'augmenter sans cesse leur audience pour vendre le plus possible (et le plus cher possible) des encarts de publicité à leurs annonceurs, celle des secondes est de proposer des produits de qualité à leurs clients afin que ceux-ci continuent à verser leur octroi mensuel1. Or, de l'histoire des chaînes dépend étroitement l'histoire des séries. En effet, jusqu'à la fin des années 1970, les networks étaient en situation de quasi-monopole (la part de marché des trois grandes chaînes, qui n'était plus que 49% en l'an 2000, était de 95% en 1970). Cette fragmentation de l'audience, due à l’arrivée des chaînes du Câble et d'Internet, a profondément bouleversé l'organisation même des soirées télévisuelles qui jusques alors associaient en access prime time et en prime time des shows live (Oprah, Saturday Night Live), des rencontres sportives et des films. Ce n'est que peu à peu que les séries Tv, longtemps surpassées par les productions hollywoodiennes et les shows, se sont imposées – telles des synthèses, du reste : comme les films, elles sont des histoires scénarisées, comme les shows, elles représentent un rendez-vous hebdomadaire assurant la constance du téléspectateur dont le plaisir tient surtout à la reconnaissance de formes qu'il apprécie par habitude. En outre, elles offrent deux avantages majeurs : d'une part, elles sont de formats variés, depuis les vingt-deux minutes de la sitcom jusques aux quarante-deux minutes du drama, et, de l'autre, elles sont assez détachées de l'actualité immédiate2 pour pouvoir, au contraire des shows live, être aisément rediffusées. Le problème qui s'est longtemps posé aux networks tenait à ce que les annonceurs recherchent non seulement le plus possible de téléspectateurs mais aussi des « téléspectateurs heureux », les fameux happy viewers des théoriciens de la télévision. Or dans une nation qui s'est elle-même placée sous Dieu (under God) et fétichise la famille, il ne pouvait exister de bonnes séries que consensuelles, fussent-elles assommantes. Procter & Gamble, un des plus gros publicitaires de la télévision américaine, refusait toute publicité dans un programme qui, de près ou de loin, traiterait de l’avortement, de l’inceste ou de l’homosexualité. Or, précisément, parce que les chaînes du câble sont libérées des contraintes imposées par les annonceurs, elles ont pu proposer des séries sur les thèmes que les networks censuraient (Sopranos, Dream On, Oz, Sex and the City, Six Feet Under) et ceux-ci durent bientôt s'aligner sur la concurrence et proposer à leur tour des séries de grande qualité.
Cependant, de nouveaux problèmes financiers se tardèrent pas à se poser car les « bonnes séries » (expression qu'il faudra, pour le moins, préciser) coûtent extrêmement cher, et ce, d'autant qu'aux cachets désormais exorbitants des acteurs, s'ajoutent les frais de tournage en extérieur que les producteurs préfèrent généralement au studio. Si le coût moyen d'un épisode est de deux millions de dollars, la facture d'un épisode d'Emergency Room, sur Nbc, peut se monter à treize millions. De telles dépenses expliquent combien il est indispensable pour une nouvelle série d’atteindre rapidement une bonne audience. En effet, le prix auquel les networks achètent les épisodes étant très loin de couvrir l’intégralité des frais engagés par les producteurs, ceux-ci perdent systématiquement de l'argent avec la première diffusion. Ce n'est que lors des rediffusions qu'ils peuvent rentrer dans leurs frais ou dégager des bénéfices. Or, les séries qui n'emportent pas rapidement l'adhésion – ou qui sont rapidement annulées – n'ont guère de chance d'être rediffusées – et les frais de production, encore moins, d'être rentabilisés.
Dans un tel système, les compagnies d'audience sont, pour ainsi dire, omnipotentes. Parmi elles, la Nielsen Media Research joue un rôle essentiel en mesurant l'audience de l'ensemble des networks (et de plus de deux cents chaînes locales) selon le double sytème du rating (pourcentage de familles américaines qui, possédant la télévision, ont regardé la série) et du share (pourcentage de familles américaines qui, regardant la Tv à ce moment-là, ont visionné la série). Cette estimation intervient certes quotidiennement mais se concentrent durant les Sweeps, en novembre, février, mai et juillet. Les résultats obtenus par chaque série durant ces périodes fixent la valeur des pages publicitaires interrompant cette série pour tout le semestre qui suit. Seules les séries aux chiffres les plus importants demeurent pour la saison suivante. C'est ce qui explique que les épisodes inédits les plus dramatiques et les plus spectaculaires soient diffusées durant les sweep months où la concurrence avec la télé-réalité (Survivor, American Idol, etc.) est la plus féroce – notamment le jeudi soir. Un tel système ne laisse pas de tracasser les responsables des networks. En effet, le nombre de téléspectateurs de série Tv, en direct, est en baisse constante ; et si les grandes séries des années 1990 étaient regardées par près de 15 % des Américains, leurs équivalents actuels ne le sont plus que par 5% d'entre eux. Le visionnage en catch-up Tv (où les publicités disparaissent), l'enregistrement sur TiVo, le téléchargement sur Internet, la concurrence de centaines de chaînes câblées sont responsables de cet affaissement qui entraîne mécaniquement la baisse du prix des encarts publicitaires. Certes, les networks peuvent en partie compenser ces pertes par la vente de produits dérivés, le placement de marques ou les cofinancements (en 2008, en pleine crise du secteur automobile, Ford investit ainsi dans le remake de The Knight Rider dont le pilote rassembla devant Nbc douze millions d'Américains). Il n'empêche que les chaînes de télévision peinent de plus en plus à s'offrir des séries nouvelles et inventives et se tournent à nouveau vers la diffusion de shows et de jeux qui coûtent beaucoup moins cher (750 000 dollars) qu'une série Tv et induisent pourtant, la plupart du temps, des audiences au moins égale à celle-ci. Dans ces conditions, la question doit être posée sans détour : quel est l'avenir de la série télévisée comme genre ?
Indéniablement, celui-ci représente une cosmogonie : il fait naître des univers et raconte la naissance du nôtre qui, selon les logiques postmoderne et hypermoderne, se fonde sur les peurs issues des évolutions scientifiques, industrielles, techniques, politiques et économiques intervenues dans les dernières décennies du siècle dernier. À bien des égards, les petites histoires des séries Tv viennent remplacer les « grands récits » mobilisateurs de la modernité (la Révolution, le Progrès, le Bonheur). Dans cette perspective, elles sont autant de marques de notre culte contemporain du présent et du désenchantement que celui-ci engendre, et elles sont étroitement liées à la consommation dirigée, à la communication de masse, à l'étiolement des normes autoritaires et disciplinaires, aux poussées successives de l’individualisation, à la consécration de l’hédonisme et du psychologisme, à l'exacerbation de ces « paradoxes terminaux » dont Kundera a montré qu'ils étaient au cœur d'un monde désespéré de n'être plus maître ni de l'Histoire, ni d'une Nature à nouveau divinisée. Parce qu'elles sont de leur temps, les séries Tv représentent, mieux que toute autre fiction, l'ensemble des peurs, croyances et rapports sociaux qui structurent nos Weltanschauungen. Ces dernières associent paradoxalement liberté et sécurité, font de l'avenir une source d'angoisse, fragilisent les relations individuelles, associent curieusement la culture du corps et de la jouissance à la peur du terrorisme, de l'insécurité urbaine, de la vieillesse, de la pollution ou de la contamination. Pour rendre compte d'individus omniphobes que tout, pourtant, invite au divertissement, les séries sont naturellement amenés à multiplier les personnages (il est plus de trois cents personnages dans The Simpsons, cette nouvelle Comédie humaine) et, surtout, à revenir inlassablement sur les mêmes thèmes :

-          la vie familiale, traitée sur un mode comique (Family Guy), idyllique (Seventh Heaven), cynique (Dallas) ou mesquine (Two and a Half Men) ;
-          les amitiés humaines (Friends, How I Met your Mother) ou animales (Lassie, Flipper, Skippy) ;
-          la sexualité (Nip Tuck, Skins), la prostitution (Secret Diary of a Call Girl) et la pornographie (Family Business) ;
-          les troubles de l'adolescence (Berverly Hills 90210, Dawson's Creek, My So-Called Life, Boston Public) ;
-          la politique (The West Wing, Spin City) ;
-          l'Histoire, de l'Antiquité romaine (Rome, Spartacus) aux attentats terroristes du début du XXIe siècle (Rescue Me) en passant par le Moyen Âge (Merlin), la Renaissance (The Tudors) ou la Guerre de Sécession (North and South) ;
-          la guerre (Baa Baa Black Sheep), traitée tantôt sur un mode hyperréaliste (Tour of Duty pour le Viêtnam ou Over There pour l'Irak), tantôt sur un mode comique (M.a.s.h.), voire burlesque (Hogan's Heroes) – ou vue depuis l'arrière (American Wifes) ;
-          les relations de classes, entre les pauvres (My Name is Earl), les riches (Knots Landing) ou les représentants de la upper middle class qui se côtoient, s'aiment et se déchirent au sein un même immeuble (Melrose Place) ;
-          les rapports de genres, étant entendu que la représentation de la masculinité n'est assurément pas la même dans The Persuaders!, Californication ou Two and a Half Men, de même que la représentation de femmes varie du tout au tout, de la mère emblématique (Caroline Ingalls dans Little House in the Prairie) aux battantes glamour (Carrie Bradshaw dans Sex and the City), en passant par les célibataires fonceuses (Ally Mac Beal dans la série de David Kelley) et les guerrières sexy (Buffy dans The Vampire Slayer, Xena dans Warrior Princess, ou Diana Prince dans Wonder Woman). De la même façon, la série policière est infiniment variée et met en scène des policiers et justiciers de toute sorte : dandies-enquêteurs (Remington Steel, Ironside, Nero Wolfe, Hart to Hart), détectives aux méthodes musclées, voire expéditives (Mannix, Kojak, Commissaire Moulin, Walker, Texas Ranger), infiltrés (Wiseguy), coéquipiers fidèles (Miami Vice, Starsky & Hutch, Moonlighting, Dumpsey & Makepeace, Silk Stalkings, Law and Order, série qui demanderait, du reste, à être rapprochée de Hill Street Blues et de Nypd Blues), private eyes hérités du polar (Magnum, Mike Hammer), brillants amateurs (Murder, She Wrote), redresseurs de torts (Zorro, Charlie's Angels, The A-Team, Mac Gyver, The Fall Guy, actualisation parodique de Wanted: Dead of Alive), scientifiques du crime (Csi, Ncis, Bones) ou profileurs-psychologues (Profiler, Millennium).
Parallèlement à cet univers policier, la justice est peu à peu devenue un sujet essentiel de la sérialité télévisée : juges, jurés et procureurs (Law and Order: Trial by Jury), avocats (Perry Mason, Murder One, The Practice, Jag, Justice) – sans oublier l'univers carcéral (The Prisoner, Oz, Prison Break). Il est même des cas où la déliquance est perçue par les coupables (The Sopranos) ou des personnages qui sont supposés l'être (The Fugitive). Toutes ces séries – et c'est aussi le cas de celles, nombreuses, où pèse une menace sur la sécurité intérieure (Mission : Impossible, The Avengers, The Wild Wild West, 24) – servent une définition du bien et du mal, en même temps qu'une réflexion sur l'origine et la validité des principes de leur appréciation (Dexter), plus problématique encore après les attentats du 11 septembre 2001.
La même ambition morale sous-tend les séries vouées à l'exploration des mondes imaginaires, et ce, qu'il s'agisse de voyages dans le temps (Code Quantum, Futurama) ou dans l'espace, à l'instar de ces nouvelles odyssées que sont Lost in Space, Space 1999, Star Trek ou la franchise Stargate (Sg-1, Infinity, Atlantis, Universe). Le voyage dans des univers parallèles (The Addams Family, The Twilight Zone, Fantasy Island, Lost, Terra Nova) semble suivre une logique analogue, ainsi, au demeurant que les innombrables séries consacrées aux créatures fantastiques – vampires (Angel, True Blood), zombies (The Walking Dead), aliens (The Invaders, V, Alf), superhéros (The Incredible Hulk, Lois & Clark: The New Adventures of Superman, Smallville) et autres machines intelligentes ou parlantes (Knight Rider, Airwolf).

Il conviendrait d'ajouter à cela toutes les séries mettant en scène les sauveteurs et les médecins (ER, Grey's Anatomy, House, M.D., New York 911) ou encore la vie de province (Picket Fences, Route 66). Il est bien sûr loisible de mener de tous ces genres une étude culturaliste associant approche sociologique et approche anthropologique. Mais il est tout aussi indispensable de mener une analyse structurelle de ce genre qu'est la série laquelle ne doit pas être confondue avec le modèle du feuilleton (The Thorn Birds) dont les racines plongent dans la littérature de la toute fin des années 1820 : un soap n'est pas une sitcom, le bottle show n'est pas nécessairement une succession de face-à-face dramatiques (Lost) mais peut prendre la forme d'un huis-clos comique (Alf). En outre, quantité d'hypogenres gravitent autour des genres majeurs : les buddy series policières (Starsky & Hutch, Persuaders!), les daytime soaps (The Young and the Restless, Santa Barbara), la dramédie (Ally MacBeal), le formula show (Columbo, The A-Team, The Dukes of Hazzard, The Love Boat), la minisérie, souvent historique (Holocaust, Roots, Band of Brothers ou son pendant : The Pacific), le nightime soap (Dynasty, Falcon Crest), le stand-alone composé d'épisodes qui, se suffisant à eux-mêmes, peuvent être regardés par un téléspectateur qui ignorerait tout de la série (les épisodes de The X-Files ne traitant pas directement de la conspiration gouvernementale), ou, enfin, les horripilants stock-shots qui reprennent et accolent des séquences d'épisodes passés. Pour cerner le fonctionnement – et, ipso facto, les enjeux – de la sérialité télévisée, il conviendra aussi, on le voit, de tenir compte de procédés formels tels que le flashforward (Charmed, How I Met Your Mother), le cross over (Ally MacBeal et The Practice ou Ncis et Jag), ou la spin-off (Melrose Place et Beverly Hills, Joey et Friends).
C'est à ces différentes perspectives que ce colloque s'attachera, à l'université de Reims, les 11 et 12 avril 2013.

Les collègues intéressés par ce projet doivent faire parvenir un titre provisoire ainsi que quelques lignes comportant le projet de communication et une courte bio-bibliographie, avant le 4 mars 2013, à sebastien.hubier@univ-reims.fr et à emmanuel.le-vagueresse@univ-reims.fr.

Source: Fabula

AAC - AFRICAMPUS LOME


Colloque international
"Les usages intelligents des technologies de l'information et de la communication dans la réorganisation universitaire"
Lomé les 2-3 mai 2013

Organisé par le groupe de travail sur les environnements numériques dans les universités africaines, AFRICAMPUS : CEROCE-Université de Lomé, MICA- GRESIC Université de Bordeaux ; LTI-Université Cheikh Anta Diop de Dakar ; Université Omar Bongo de Libreville ; Université de Kara (Togo); Agence Universitaire de la Francophonie, l’Institut Panafricain de la Gouvernance Universitaire…

Problématique
Après Libreville et Dakar, Lomé est prête à accueillir le colloque international AFRICAMPUS sur "les usages intelligents des technologies de l'information et de la communication dans la réorganisation universitaire" en mai 2013. Libreville s'était penchée sur l'émergence des dispositifs numériques dans les stratégies d'organisation et les rationalités en œuvre dans les politiques, les initiatives et les désirs d'actions pour accompagner une nouvelle gouvernance des universités. Et Dakar nous a rappelé "qu'interroger les usages intelligents des TIC dans la gouvernance universitaire, c'est en fait une incitation à "repenser cette gouvernance universitaire". Mais l'avions-nous seulement déjà pensée ? Certes oui ! La question est : "en quels termes et par rapport à quelles réalités ?
La réforme universitaire partout engagée, a eu à gérer la complexité d'une réorganisation appelant:
- des réponses à des demandes de formation plus variées,
- de nouveaux modes d'organisation, de gestion, de transmission et d'acquisition des savoirs,
- des modes inédits de production des contenus pédagogiques et scientifiques,
- de nouvelles formes d'échanges et de relations entre les acteurs de la vie universitaire,
- une réflexion sur l'insertion de l'université dans son environnement social et économique.
Devant l'ampleur de la tâche et l'urgence des réponses, la prise de recul ne pouvait être de mise d'autant plus qu'en accompagnement aux changements structurels, des algorithmes et des référentiels très élaborés et prêts à fonctionner pouvaient se poser en solutions évidentes : la restructuration en LMD qui en régulant le temps des études promet opportunément de résoudre le problème de l'universalité des diplômes ; la formation à distance qui en ouvrant l'accès aux contenus pédagogiques augure aussi d'une harmonisation des connaissances et des compétences; des environnements numériques de travail qui en fluidifiant la communication entre les personnes et celle des objets, espère servir les nouvelles exigences des relations entre les acteurs de la vie universitaire.
La nécessité d'une adaptation pour répondre aux demandes de la société et remplir la mission d'université a donc amené la gouvernance universitaire à repenser l'organisation de l'institution. Mais les changements structurels introduits nécessitent ou suggèrent la mobilisation d'outils d'accompagnement ou de mise en œuvre qui, en modifiant des habitudes, posent objectivement le problème de leur intégration ou de leur adaptation. Les choses auraient peut-être été simples si les technologies pouvaient produire partout les mêmes effets. Mais ce ne sont pas les TIC qui déterminent nos pratiques, c'est nous qui, en les appropriant, les utilisons d'une certaine manière, et perpétuons ainsi la nécessité d'une réflexion sur leurs potentialités.

Les thèmes du colloque
La question des usages intelligents des moyens qu'AFRICAMPUS propose de poser à nouveau à Lomé doit en outre intégrer une dimension nouvelle : la prise en compte des dispositifs comme des contenus et l'extension conceptuel des "TIC" au "numérique".

1. les politiques et les initiatives de renforcement technologique et institutionnel :
• introduction de méthodes innovantes de gouvernance universitaire, programmes de renforcement des dispositifs numériques,
• modèles économiques locaux mis en place pour favoriser le déploiement du numérique ;
• Analyses des rationalités en œuvre
2. les actions de mise en cohérence avec les réformes pédagogiques et avec le contexte international :
• La gestion du LMD
• Les projets pédagogiques de réponse à la réorganisation
• Analyse des dispositifs numériques : tutoriels, plateformes
• L’hybridation des dispositifs de formation
3. les dynamiques d'appropriation :
• Stratégies d'acteurs : projets pédagogiques, appropriation dans les services
• Actions de sensibilisation, stratégies et nouvelles formes d'organisation ;
• Étude des dispositifs : observations et évaluation des usages, outils de mesure
• Mise en œuvre de standards : Interopérabilité des outils, des données et des acteurs, représentations, déclinaisons, appropriations.
4. la gouvernance universitaire et le contexte socio-culturel de l'institution universitaire :
• les changements par le numérique dans les stratégies de réorganisation de l’enseignement et la recherche
• De la cohabitation des schémas organisationnels et relationnels dans les environnements numériques : la gestion des relations entre les acteurs
• Les conditions culturelles d'insertion de la culture technologique : culture technologique et culture universitaire
• L'Identité numérique et la représentativité institutionnelle
5. La production des connaissances pour le développement des territoires
• Projets de Recherche & Développement
• Les Transferts de modèles et transferts de connaissance entre secteurs (éducation, administration, santé, environnement, …)

Les propositions de communication au colloque prendront la forme d'un résumé d'environ 2000 caractères, en français ou en anglais avec cinq mots clés et quelques références bibliographiques.
L'auteur indiquera le ou les thèmes dans lesquels il souhaite inscrire sa contribution. Ces propositions devront être envoyées par courriel aux deux adresses suivantes :
claudelishou@yahoo.fr (Claude Lishou), Noble.Akam@msha.fr.

Calendrier
14 janvier 2012
Date limite de réception des propositions de communication : 30 janvier 2013
Réponses aux auteurs : 1er avril 2013

Envoi des textes définitifs
Modalités de sélection
Évaluation des propositions en double aveugle
Les textes complets seront également soumis à évaluation après la présentation.
Publication
L’ensemble des articles acceptés par le comité de sélection seront publiés dans les actes du colloque, si évaluation positive du texte définitif. Les meilleurs articles feront l’objet d’une publication dans un ouvrage collectif.

Inscription
Les frais d’inscription sont de :
- 75 euros pour les enseignants-chercheurs et de 50 euros pour les doctorants.
- 20000 Fcfa pour les enseignants-chercheurs africains
- 100 000 FCFA pour les professionnels des TIC (opérateurs, agents des ministères…), les membres des associations professionnelles…

Conditions particulières
AFRICAMPUS LOMÉ est associé au colloque international "Localisation et réinvention de la téléphonie mobile : approches méthodologiques et théoriques" qui se tiendra à l'Université de Lomé aux mêmes dates.
L'inscription à l'une des deux manifestations donne accès à l'autre.

Comité scientifique :
Serge AGOSTINELLI Université d'Aix-Marseille
Noble AKAM Université de Bordeaux
Koumealo ANATÉ Université de Lomé
Didier BALTAZART Université de Loraine
François GBIKPI-BÉNISSAN Université de Lomé
Alain KIYINDOU Université de Bordeaux
Claude LISHOU Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Essoham ASSIMA-KPATCHA Université de Lomé
Andy MAKINDEY-NZE Université Omar Bongo
Bonaventure MVÉ-ONDO Institut Panafricain de la Gouvernance Universitaire - AUF
Abdou Karim NDOYE Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Fidèle Pierre NZE-NGUEMA Université Omar Bongo
Didier OILLO Agence Universitaire de la Francophonie
René PATESSON Université Libre de Bruxelles
Francis SEMPORE Université de Ouagadougou
Comi TCHAKPÉLÉ Université de Kara
Lise VIEIRA Université de Bordeaux

COMITÉ D’ORGANISATION AFRICAMPUS 2013
Mawuse AKUE-ADOTEVI Université de Lomé
Kouméalo ANATÉ Université de Lomé
Atiyihwè AWESSO Université de Lomé
Essohanam BATCHANA Université de Lomé
Tossou ATCHIRIMI Univerisité de Lomé
Alain KIYINDOU Université de Bordeaux
Nutefé Koffi TSIGBE Université de Lomé
Namoin YAO Université de Lomé
Kuwedaten NAPALA Université de Kara
Horatio QUADJOVIE AUF - CNF Lomé
Venant PALANGA Service Informatique et réseaux, Univ. de Lomé
Claude LISHOU ESP/UCAD – Dakar
Noble AKAM MICA-GRESIC - Bordeaux
Lise VIEIRA MICA-GRESIC - Bordeaux
Andy MAKINDEY-NZE Université Omar Bongo

Rencontres: LIRE LES SCIENCES SOCIALES


Rencontres organisées par Gérard Mauger et Louis Pinto

MERCREDI 23 JANVIER 2013
14 H 00 - 17 H 00
PARIS

Devenir Norbert Elias
Fayard, coll. Histoire de la pensée, 2012

Présentation et discussion de l’ouvrage de Marc Joly
par Laurent Willemez
en présence de l’auteur

Norbert Elias (1897-1990) occupe aujourd’hui une place centrale dans l’histoire de la sociologie du xxe siècle, entre Max Weber et Pierre Bourdieu. Pourtant, de son vivant, il fut très longtemps ignoré ou incompris ; et s’il fut célébré en France à partir des années 1970, c’est au titre d’historien précurseur de l’école des Annales, c’est-à-dire au prix d’un certain malentendu.
L’histoire de la vie du sociologue – et de la trajectoire de reconnaissance dont elle est inséparable – restait à écrire. Tel est le défi que Marc Joly a tenté de relever. Fondé sur un grand nombre de recherches d’archives en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France, son travail alterne récit « biographique » et théorisation des processus de reconnaissance scientifique. Il regorge ainsi d’informations inédites, que ce soit sur le destin « maudit » de Über den Prozess der Zivilisation – le maître-ouvrage d’Elias – ou sur la carrière heurtée de son auteur à Londres puis Leicester.
Pour éclairer la réception de l’œuvre d’Elias en France, Marc Joly consacre enfin de passionnants développements à la sociologie française des années 1960 et à l’école des Annales des années 1970.
Marc Joly est chercheur associé au CRIA (EHESS). Ses travaux ont porté sur la réception française de l’œuvre de Norbert Elias dans une perspective européenne. Il a cotraduit, édité et présenté une série de textes de Norbert Elias sous le titre de Au-delà de Freud. Sociologie, psychologie, psychanalyse (La Découverte, 2010). Laurent Willemez est Professeur de sociologie à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches portent notamment sur les engagements militants, les professions de conseil et d’accompagnement, et le droit du travail. Il a récemment codirigé Justice et sociétés rurales du XVIe siècle à nos jours (Presses Universitaires de Rennes, 2011).



CNRS | SITE POUCHET - SALLE 159
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière
contact : lirelessciencessociales@gmail.com
sur Facebook : Lire les Sciences Sociales

Chercher le texte : appel à contribution artistique


La manifestation "chercher le texte" s'intéresse aux questions littéraires et aux pratiques multimédia à dominante textuelle dans des dispositifs numériques : qu'il s'agisse de livres numériques, de textes générés ou animés par programmation, d'hypertextes de fiction, d'œuvres manipulables, jouables ou au contraire d'œuvres qui positionnent la littérarité à l'intérieur même du programme. Les dispositifs considérés vont des ordinateurs aux supports mobiles en passant par les réseaux sociaux et sont utilisés dans des contextes variés : installations, performances, dispositifs de lecture numérique personnelle, ces contextes allant de la lecture solitaire à la lecture collaborative ou participative.

Cette manifestation sera l'occasion de produire de jeunes talents et de faire dialoguer deux univers qui se rencontrent peu : celui des formes littératures numériques expérimentales issues des mouvements d'avant-garde de la seconde moitié du XXe siècle et celui des écritures numériques nouvelles pratiquées par des auteurs issus du livre et qui investissent les technologies numériques, notamment les blogs et les liseuses.

Dans ce cadre, le laboratoire Musique et Informatique de Marseille (MIM) s'associe à l'équipe Écritures Numériques du laboratoire Paragraphe de Paris 8, au réseau des littérature numériques Européennes Digital Digital Digital Littérature (DDDL), à l'Electronic Literature Organization (ELO), à la Bibliothèque Publique d'Information (BPI), à la Bibliothèque Nationale de France (BNF), au Cube, au labex Art-H2H et à l'École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) pour organiser les événements suivants :
Une galerie virtuelle en ligne sur le site du réseau DDDL.
Quatre soirées de performances et de projections d'œuvres, du 23 au 26 septembre 2013, à la petite salle du Centre Pompidou, au grand auditorium de la Bibliothèque Nationale de France et dans l'amphithéâtre du  Cube.
Une exposition de 6 semaines dans l'espace du labo BNF à la Bibliothèque Nationale de France sur "les littératures numériques d'hier à demain" qui démarrera le 24 septembre 2013. Cette exposition présentera entre autres la galerie virtuelle et un choix d'œuvres littéraires numériques, en mettant l'accent sur les oeuvres conçues pour tablettes et liseuses.
Les créateurs, et notamment les jeunes auteurs, sont invités à proposer une ou plusieurs œuvre dans l'un ou plusieurs de ces dispositifs.

Envoyez les propositions à work@chercherletexte.org avant le 18 février 2013. Les diverses propositions d'un même auteur seront regroupées dans le même document, chaque proposition faisant l'objet d'au moins une page distincte précisant la nature de la proposition (galerie, performance, exposition). Celui-ci sera au format pdf, rédigée en anglais ou en français et comprendra une courte biographie précisant notamment l'âge du créateur ainsi que les informations suivantes spécifiques à chaque dispositif :

Les propositions concernant la galerie virtuelle on-line indiqueront l'URL à laquelle l'œuvre est accessible ou téléchargeable, comporteront une courte description de l'œuvre et, éventuellement, de la démarche de l'auteur. Les œuvres proposées pour la galerie ne doivent pas être éditées par ailleurs dans une revue en ligne ou une anthologie. Elles peuvent en revanche être publiées sur un site personnel.

Les propositions pour tablettes préciseront le type de matériel pour lesquelles elles sont créées (les types possibles sont ipad ou tablettes sous androïd) et celles pour liseuses préciseront le format (epub, pdf) de l'oeuvre. La proposition donnera l'adresse à laquelle on peut télécharger ou consulter l'oeuvre.

Les performances et lectures ne sont pas des explications de texte ni des présentations académiques. Les œuvres seront projetées, performées ou lues. Les propositions de performance ou de lecture préciseront le dispositif mis en œuvre (ex : projection multimédia ou interaction à la souris avec un texte projeté…), les besoins techniques et la durée de la performance (qui n'excèdera pas 15 minutes). Tout matériel spécifique devra être amené par les auteurs. On indiquera l'URL de l'œuvre si celle-ci est en ligne ou une adresse pour la télécharger ou on donnera une description de la performance permettant de s'en faire une idée précise, avec notamment des extraits de rendu visuel et/ou sonore. Nous tâchons de réunir des fonds afin de rémunérer les artistes sélectionnés pour des performances et des lectures.

Le comité artistique est composé de :
Philippe Bootz (Président)
Sandy Baldwin
Simon Biggs
Laura Borràs
Patrick Burgaud
J.R. Carpenter
Philippe Castellin
Luc Dall'armelina
Jerome Fletcher
Lucile Haute
Emmanuel Mahé
Maria Mencia
Cécile Portier
Alexandra Saemmer
Rui Torres
Nolwenn Tréhondart