Affichage des articles dont le libellé est Journée d'études. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Journée d'études. Afficher tous les articles

lundi 5 novembre 2012

JE- Philoséries « Philosopher avec les séries télévisées »


Épisode n°4 : L’univers Battlestar Galactica
Lundi 3 décembre 2012

Dans le cadre du cycle annuel « Philosopher avec les séries télévisées », ouvert en 2009 par un colloque sur Buffy contre les vampires et poursuivi en 2010 et 2011 respectivement par  les journées « Séries d’élite, culture populaire : le cas HBO » et 24 heures chrono, nous nous proposons cette année de nous pencher sur l’univers des séries Battlestar Galactica. Si conformément au projet d’ensemble du cycle, nous comptons nous concentrer sur le cœur de la ‘franchise’, à savoir les différentes séries télévisées (Galactica, Battlestar Galactica, Caprica etc.), les communications prenant appui pour tout ou partie sur les autres supports fictionnels disponibles (romans, jeux, bandes dessinées, etc.) seront aussi les bienvenues, tant il est vrai que la richesse de ce type d’univers ne peut être correctement appréhendée sans la prise en compte de ses multiples formes d’expression. De façon analogue, et toujours en continuité avec les précédentes séances, la journée d’étude doit s’entendre comme étant de nature principalement philosophique, tout en étant largement ouverte aux contributions non seulement de l’ensemble des Humanités, mais aussi, pourquoi pas, des ‘sciences dures’. Si en effet les aspects philosophiques les plus visibles de l’univers, en particulier ceux qui relèvent des champs politiques et éthiques, méritent d’être analysés avec toute l’attention requise, les communications pourront s’attacher à toutes sortes d’autres questions du moment qu’elles permettent de contribuer à répondre à celle qui sert de fil conducteur à l’ensemble du cycle, à savoir : dans quelle mesure la série télévisée fictionnelle, et plus largement la fiction, peut nous aider à mieux philosopher sur le monde, à mieux le comprendre, bref à mieux exister en lui ? Le fait-elle nécessairement, ou sinon, à quelles conditions?

Comité d’organisation :                                                        
Sandra Laugier (EXeCO, Paris 1)
Sylvie Allouche (IHPST, Paris 1 - CEM, Bristol)                                                                               
Monica Michlin (Paris 4)
Marco Dell’Omodarme, (EXeCO, Paris 1)

Site web : http://philofictions.org/

Lieu: Cité Internationale Universitaire de Paris
Fondation Lucien Paye, 45 B Boulevard Jourdan, 75014 Paris
Métro Porte d'Orléans ou Tram Montsouris ou RER Cité Universitaire

mercredi 31 octobre 2012

JE "Ecrans et Médias", 16 novembre 2012, Pessac


A l'occasion de la sortie du numéro 34 de la revue MEI, une journée d'études intitulée "Ecrans et Médias" se tiendra à la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine le 16 novembre 2012. 
Vous y êtes cordialement invité.e.s



vendredi 28 septembre 2012

JE - Parcours et compétences numériques des 16-24 ans


ObTIC – Région PACA

L’ObTIC organise le 22 octobre 2012 un séminaire consacré aux usages numériques des jeunes. Il fait suite à ceux du 9 décembre 2011 consacré aux « Transformations numériques et impacts économiques en Provence- Alpes-Côte d’Azur » et du 5 avril 2012 intitulé « Nouvelles façons d'observer les usages du numérique ».

Problématique
Aujourd’hui, il est banal de reconnaître que les adolescents et les jeunes adultes appartiennent à une génération qui a grandi dans un univers médiatique et technologique extrêmement diversifié. À la différence de leurs parents, ils ont connu dès l’enfance l’ordinateur, les consoles et la téléphonie mobile, et ils connaissent aujourd’hui le développement de l’internet haut-débit, du wifi et des nouvelles générations de la téléphonie multimédia. Ces technologies jouent désormais un rôle important dans la manière dont ils gèrent leurs relations familiales et amicales, mais aussi dans la conduite de leurs pratiques culturelles et (pré)professionnelles.

Les nombreuses enquêtes disponibles montrent que, pour les jeunes, internet est d’abord un outil de loisir et de sociabilité (musique, jeux vidéo, réseaux sociaux, etc.). Mais ils devront développer dans les années à venir une utilisation pour d'autres fonctions : consommer, apprendre, travailler, gérer leur vie administrative, voire leur engagement citoyen.

Au-delà des controverses sur l’expression « génération Y » - facteur explicatif ou simple concept marketing - les recherches récentes dévoilent des analyses contradictoires : pour certains (par exemple, l’enquête Université de Berkeley & Fondation Mc Arthur, 2008), les nouveaux médias de divertissement sont des lieux d’apprentissage par les pairs, qui viendraient suppléer les formes traditionnelles de transmission des connaissances ; pour d’autres (http://www.ftu-namur.org/fichiers/JOL-resupresse-FR.pdf), le décalage entre les usages dominants des jeunes et les exigences de la sphère socio-économique engendre parfois une fracture numérique « de second degré ». Un troisième regard (cf María Eugenia Longo, Transitions des jeunes vers la vie adulte : processus d’insertion et rapports à la vie professionnelle. Perspectives pour les programmes d’action, Rapport d’étude, INJEP, Paris, septembre 2011) permet de tempérer cette opposition : dans un contexte où le pouvoir déterminant des institutions est affaibli, où les carrières professionnelles deviennent incertaines, où la « mise en scène de soi » est un impératif pour la reconnaissance sociale, apparaît la notion de « rapport à l’activité ». Différente du rapport au travail ou à l’emploi, l’expression signale l’importance d’observer tous les espaces d’engagement des jeunes, que ce soit la vie privée (la famille, les rapports d’amitié) ou la vie publique (l’investissement scolaire, la participation à des associations, la diffusion culturelle).

La pratique des échanges en ligne chez les adolescents et les jeunes adultes est à analyser dans cette perspective. Tel est l’objet d’une nouvelle enquête de l’ObTIC et du séminaire d’octobre 2012.

Cette enquête régionale, conduite par des équipes de l’ISEN de Toulon (Institut supérieur d’électronique et du numérique, école d’ingénieurs multi-sites) et l’UFR des sciences de l’information et de la communication INGEMEDIA de l’Université du Sud - Toulon - Var, sera réalisée auprès d’un panel de jeunes de 16 à 24 ans fréquentant divers établissements (lycées généraux et professionnels, premiers cycles d’enseignement supérieur, centres d’apprentissages et missions locales), dans le but de « positionner » les publics jeunes de Provence-Alpes-Côte d’Azur par rapport à des moyennes nationales (en termes d’équipement et de modes de connexion, ou de pourcentage d’activités web par tranches d’âge et par profils). Les principaux résultats statistiques seront publiés dans le Baromètre 2013. Mais notre démarche a surtout pour objectif de mettre en relation des données ciblées sur le lien qui peut s’établir entre les exigences d’apprentissage et d’accès à l’emploi et les pratiques ludiques et relationnelles dominantes. Elle s’intéresse prioritairement aux parcours et aux compétences numériques de cette tranche d’âge, marquée par la transition entre vie scolaire et insertion professionnelle, la construction de la personnalité au sein de collectifs, les habitudes de flexibilité, de réactivité, de disponibilité expérimentées librement sur les réseaux mais transformées en impératifs par les (futurs) employeurs.                  

Les objectifs du séminaire
Une fois le questionnaire établi (été 2012), et avant le premier recueil des données (début 2013), le séminaire sera un temps fort de l’étude sur les« parcours et compétences numériques des 16/24 ans ». Son objectif est d’aider à la formulation de la grille d’analyse de l’enquête, à partir des travaux et expériences des différents intervenants. Le séminaire doit aussi permettre de faire émerger des pistes d'action, de recherche, d'étude que pourrait développer la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec le soutien de l’État, dans le cadre des prochains Baromètres de l'ObTIC.

Inscription
La participation à la rencontre est gratuite, elle se fait sur inscription préalable en ligne à cette adresse. Pour des questions d’organisation, les inscriptions sont obligatoires.

Vous êtes donc invités à vous inscrire auprès du Cabinet Items-Proposition :
soit par le biais du formulaire d’inscription en ligne, soit par mél à contact@lobtic.org , soit par téléphone au 04 91  50 50 79

Publics visés
Le séminaire s'adresse aux chercheurs, aux étudiants avancés et aux consultants qui travaillent le sujet, et tout autant aux responsables régionaux qui produisent des données et des analyses, aux différentes administrations qui exploitent celles-ci pour accomplir leurs missions et bâtir des stratégies publiques de formation, d’emploi et de développement économique, culturel et social.

Lieu de la rencontre
Cité des métiers Provence-Alpes-Côte d'Azur
4 rue des Consuls 13002 Marseille
Métro Vieux Port
Tél : 04 96 11 62 70
Fax : 04 96 11 62 71
Email : contact@citedesmetiers.fr

Informations pratiques
L’organisation de ce séminaire est placée sous la responsabilité d’Items International, Assistant à Maîtrise d’ouvrage de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la démarche d’observation régionale des TIC (ObTIC).

Source: Calenda

vendredi 13 juillet 2012

JE - Cinémas et cinéphilies populaires dans la France d'Après-Guerre 1945-1958

Journée d’études de l’ANR CINEPOP50

Jeudi 6 septembre 2012

MSHA, 10 esplanade des Antilles, 33607 Pessac

8h45 – 15h45

Avec notamment : Laurent Creton, Kira Kitsopanidou, Sébastien Layerle, Delphine Chedaleux, Jean-Marc Leveratto, Geneviève Sellier, Pierre-Olivier Toulza, Camille Gendrault et Raphaëlle Moine.

Pour plus d’infos cliquez sur le titre du post !

mardi 12 juin 2012

JE - Humanités et numérique : recherche avec et sur le numérique

Rennes, 26 juin 2012

Le mardi 26 juin 2012, l’université Rennes 2 organise une première édition de la journée internationale de la recherche. Associant les différentes unités de recherche de Rennes 2, cette journée sera placée sous le thème : « Humanités et numérique : recherche avec et sur le numérique ». Ce sujet permettra aux chercheurs de s’exprimer sur le numérique en tant qu’objet et outil de recherche et de réfléchir aux changements que le numérique a induits dans les pratiques de recherche, les pratiques professionnelles, les organisations territoriales et les processus de création.

Associant les différentes unités de recherche de Rennes 2, cette journée sera placée sous le thème transversal des “Humanités et numérique : recherche avec et sur le numérique". Cette thématique permettra aux chercheurs de s’exprimer sur le numérique en tant qu’objet et outil de recherche, et de réfléchir aux changements que le numérique a induits dans les pratiques de recherche, les pratiques professionnelles, les organisations territoriales, la création.

Ouvert à tous, cet événement répond à plusieurs objectifs : favoriser les échanges entre chercheurs de disciplines différentes au sein de Rennes 2, promouvoir les recherches de Rennes 2 auprès des acteurs du territoire rennais et auprès de l'Université Laval de Québec.

Une cérémonie de remise des diplômes sera organisée à l’issue de cette journée afin d’honorer les jeunes chercheurs ayant soutenu leur thèse à Rennes 2 au cours de l’année 2011.

PROGRAMME :

8h30 Accueil des participants

9h00 - 9h30 Séance d'ouverture

Raymonde Séchet, Vice-présidente du Conseil Scientifique, Université Rennes 2

Nicolas Thély, Professeur des universités en art, esthétique et humanités numériques, Université Rennes 2

9h30 - 10h45 Numérisation et données numériques

"De l'archive à la revisite d'une enquête" CERHIO

"Traitement numérique du paysage" LETG - COSTEL

Littérature arthurienne et photolittérature sur internet CELLAM

10h45 - 11h00 Pause

11h00 - 12h30 Pratiques du numérique et processus d’apprentissage

"Pratiques et Usages du Numérique : enjeux pour la pédagogie universitaire" CREAD

"Apprentissage à partir de documents numériques : quels effets des formats de présentation de l'information" LOUSTIC

L’expérience de la télévision sur téléphone portable dans l’espace public / Écologie des pratiques médiatiques en partenariat avec Orange Labs PREFics / LOUSTIC

"Ineduc : focales sur les inégalités scolaires, de loisirs et de pratiques numériques chez les adolescents" ESO / CREAD-M@RSOUIN

12h30 - 14h00 Déjeuner-Buffet

14h00 - 15h30 Pratiques du numérique : organisation et environnements

"Les politiques numériques internes de l’e-administration" PREFics

"Les usages du numérique dans le domaine de l’aménagement et de l’urbanisme » / « HyperPaysages urbains : un questionnaire d’enquête multimédia participatif Web 2.0" ESO

« Dans les murs de la Casbah : le web-documentaire, une nouvelle écriture numérique entre valorisation de la recherche et intervention sociolinguistique » PREFics / Arts : Pratiques et Poétiques

15h30 - 15h45 Pause

15h45 - 16h45 Représentations et cultures du numérique

Interrogation sur les nouvelles pratiques musicales "amateurs et professionnels" liées à l’utilisation systématique de l’outil informatique

Arts : Pratiques et Poétiques

« Des pratiques éditoriales en art »

Arts : Pratiques et Poétiques

16h45 - 17h15 Séance de clôture :

Paul Fortier, Vice-recteur à la recherche et à la création, Université Laval, Québec

Marie-Andrée Doran, Directrice de l’Institut Technologies de l’Information et Sociétés (ITIS), Université Laval, Québec

17h30 - 18h30 Cérémonie de remise des diplômes aux jeunes docteurs

Parrain de la promotion : André Lespagnol, Ancien Président de l'Université Rennes 2

18h30 Cocktail

Un espace numérique de consultation permettra de découvrir des travaux de recherche de Rennes 2 sur le thème "humanités et numérique" : webdoc, CD-Rom, muséographie digitale, archives numérisées…


mardi 22 mai 2012

JE - "Les écritures ordinaires de la recherche"

Lundi 25 juin 2012

Université de Toulouse-Le Mirail

Maison de la recherche Salle D 31

Dans le quotidien de leurs activités, les chercheurs produisent quantité de traces et inscriptions en amont d'un résultat formalisé. Bien souvent occultés, ces écrits informels constituent pourtant une fenêtre irremplaçable sur la science en train de se construire et permettent de rendre visible et compréhensible le processus habituellement dissimulé de production de la science.

Soutenu par le Conseil régional de Midi-Pyrénées et porté par le laboratoire d'études et de recherches appliquées en sciences sociales (LERASS), en association avec l'Urfist de Toulouse, le projet ÉCRITO vise au travers d'une approche socio-épistémologique à mieux comprendre la place et le rôle de ces écritures informelles dans la production des connaissances nouvelles. Il s'agit également de prolonger le questionnement sur le patrimoine scientifique à partir de ces traces produites quotidiennement par les chercheurs. Les rendre visibles, c'est contribuer à préserver et à valoriser les activités ordinaires du chercheur. Le projet s'inscrit ainsi dans une continuité d'efforts déjà entrepris en Midi-Pyrénées par des partenaires comme la Maison des sciences de l'homme de Toulouse et la mission "Sauvegarde du patrimoine scientifique et technique contemporain de Midi-Pyrénées" ; il s'articule également avec le projet PATOUS consacré au patrimoine immatériel des universités toulousaines.

Cette journée d’étude intervient au mitan du projet ÉCRITO. Elle est pensée à la fois comme une première synthèse des résultats obtenus ainsi que comme un temps de réflexion au travers de diverses mises en perspective conceptuelles.

Programme :

9h – 9h30 : Introduction – Robert Boure (Sciences de l’information et de la communication, LERASS, Université Toulouse-III)

9h30 – 12h30 : Restitution des terrains

• Une écriture invisible pour le traitement de données visuelles – Sophie Dalle-Nazébi (Sociologie, Websourd) / Dimitri Aguera (Archiviste, PRES Toulouse)

• Traces turbulentes, écrits diffus. Le «bureau» : support palimpseste du travail en mécanique des fluides – Dimitri Aguera (Archiviste, PRES Toulouse) / Sébastien Plutniak (Sociologie, LISST, Université Toulouse II)

• Neuroscience et archivage : l'impact de l'humain en tant qu'objet de recherche – Jules Tombelle (Sociologie, LISST, Université Toulouse-II)

• Archéologie : archiver l’absence – Sébastien Plutniak (Sociologie, LISST, Université Toulouse II) / Sylvie Fayet (Conservateur, URFIST, PRES Toulouse)

• Le film-recherche – Anne-Marie Granié (Sociologie, Dynamiques Rurales, Université Toulouse II) / Jean-Pascal Fontorbes (Audiovisuel, Dynamiques Rurales, Université Toulouse II)

• Griffer le verre : les marques d'appropriation dans la verrerie d'un laboratoire de biologie – Jérôme Lamy (Histoire des sciences, LISST, Université Toulouse II)/ Sébastien Plutniak (Sociologie, LISST, Université Toulouse II)

12h30 – 14h : Pause déjeuner

14h – 16h30 : Mises en perspective

• Matérialités de l'écriture : le chercheur et ses outils, du papier à l'écran –Oriane Deseilligny (Sciences de l'information et de la communication, GRIPIC, Université Paris Nord)

• Un chercheur, des archives : les traitements possibles dans le cadre des Archives de l'Université – Anne Fernandez (Archiviste, Université Toulouse I)

• De la mise en archives de soi à l'archivage de la Science : expériences et modes de transmission des archives personnelles de la recherche – Yann Potin (Archives Nationales)

• La patrimonialisation de la science en train de se faire : pour quoi, pour qui ? – Daniel Jacobi (Sciences de l’information et de la communication, centre Norbert Elias, Université d’Avignon)

16h30 – 17h : Bilan – Muriel Lefebvre (Sciences de l’information et de la communication, LERASS, URFIST, Université Toulouse I)

Pour une présentation plus détaillée du projet ÉCRITO, vous pouvez vous reporter au carnet de recherche : http://ecrito.hypotheses.org/

Institutions partenaires

• LERASS

• URFIST de Toulouse

• LISST

• Dynamiques Rurales

• PRES – Mission de Sauvegarde du Patrimoine Scientifique et Technique Contemporain)

• MSHS – Toulouse

• Région Midi-Pyrénées

• Websourd

Organisation

• Muriel LEFEBVRE (LERASS, URFIST, UTI)

• Sylvie FAYET (URFIST, PRES)

• Céline POTTIER (MSHS-T, PRES)

• Dimitri AGUERA (URFIST, PRES)

Contacts

• Muriel Lefebvre, muriel.lefebvre@univ-tlse1.fr

Inscription

La journée d’étude est ouverte à tous. Merci néanmoins de vous inscrire avant le 18 juin à l’adresse suivante : Anne-Marie Cau, urfist@univ-tlse1.fr

Dans le cadre du partenariat avec Websourd, la journée d'études sera traduite en langue des signes.

mardi 15 mai 2012

JE - DESIGN ET ART CONTEMPORAIN

Journées d'études "Design et art contemporain" les mercredi 23 et jeudi 24 mai 2012 à la MSHA‏, Pessac (33 607)

MICA : MEDIATION | INFORMATION | COMMUNICATION | ART

RESPONSABLE : BERNARD LAFARGUE

Depuis le triomphe du Pop Art dans les années soixante, la hiérarchie entre le grand Art et les arts dits mineurs, d’agrément ou industriels s’est effondrée. Comme le dit Danto : la fin de l’art est la fin de l’art ; il n’y a plus d’autre endroit où aller. Si on peut comprendre cette formule sibylline de plusieurs manières, dont la Phénoménologie de l’Esprit hégélienne et l’éternel retour nietzschéen dessinent les contours, il est manifeste que le monde est devenu un monde de l’art "gazeux" (Michaud), "ludique" (Mafessoli), "dévoyé" (Foster relisant Loos), "cynique" (d’Adorno à Sloterdijk en passant par Baudrillard, Clair ou Foster) et "gazé" (Crébillon, Lafargue).

Et, dans ce monde de l’art sans autres frontières que celles, invisibles, de l’argent, ce sont les designers qui donnent le ton à des artistes privés de "compétences" par le procès iconoclaste de la modernité qui abat les Ecoles des Beaux-Arts au nom de l’art (plastique) en général après avoir tenté de faire des artisans les véritables artistes d’un société juste (de Morris au Bauhaus en passant par Malevitch, Taraboukine ou les constructivistes russes).

Ce bouleversement (éternel retour ?) favorise aujourd’hui l’avènement d’artistes-designers-businessmen (de Warhol à Murakami en passant par Chalayan, Starck ou Tokujin Yoshioka) ayant des intentions artistiques (Kunstwollen), méthodes de travail, stratégies de production, modes de diffusion commerciale ou des traits d’esprit (cosa mentale, pointe) très comparables à ceux de chefs d’entreprises mais aussi des bâtisseurs de pyramides, temples, églises et autres Léonard, Raphaël, Michel-Ange, Rubens, Lebrun, etc…, de nouveaux concepts comme ceux de "reproductibilité technique" (Benjamin, Despond-Barré, Stiegler), "design de masse ou distinctif" (de Bourdieu à Assouly), "design total" (de Loos à Stiegler en passant par Beuys et Warhol), "antidesign" (Colombo), "anarchitecture" (Matta-Clark, Price), "anti-ornement" (Loos, Foster), "no design" (Boris Groys et Peter Sloterdijk à la Hoschschule für Gestaltung à Karlsruhe), "design-art" (Alex Coles ), "re-design" (Alchimia, Mendini), "usage geste et effet de design" (Simondon, Certeau, Stiegler, Vial), "bon design" (Papanek, Starck, Stiegler, Thackara), "design social ou démocratique (de Morris à Stiegler en passant par Simondon, Groys, Beuys ou Warhol), "design intelligent ou de pointe" (Pesce, Hatchuel, Erlhoff), "design-tension pour la vie" (de Moholy-Nagy à Huyghe), "auto fictio-design" (de Foucault à Groys en passant par la somæsthétique de Shusterman et la Queer theory), la fusion d’Ecoles d’art et de design (Genève, Saint-Etienne, etc.), de galeries d’art qui (cf. le fameux show de Ron Arad à la galeries Gagosian de NY, 2007) exposent du design et des galeries de design qui exposent des œuvres d’art, sans oublier les installations d’ "art-design" des frères Campana.

Ces journées d’études se proposent d’interroger ces nouvelles figures de l’artiste-designer et de mettre à jour les questions, problèmes ou perspectives qu’elles ouvrent. Elles vont de pair avec le numéro 24 de Figures de l’art : La philosophie du design (dir. Claire Azéma, Stéphanie Cardoso, Bernard Lafargue) qui paraîtra en janvier 2013 et un colloque international : "Le design dans l’art contemporain", qui aura lieu à Bordeaux (Université, CAPC, Musée des Arts Décoratifs) en novembre 2013.

PROGRAMME DU MERCREDI 23 MAI 2012

15h00 > Bernard LAFARGUE

Résonnances du Pop Art (de Warhol) dans quelques œuvres contemporaines de "design-art" (Factory / Mr. Freedom, Eames, Colombo, Arad, Mendini, Starck, Murakami, Corajoud, Koons, Cattelan)

Dans un monde devenu "un monde de l’art" dans lequel le souci esthétique de soi est devenu le souci prédominant, les designers sont devenus les artistes principaux. Pour le pire comme pour le meilleur. Le pire s’ils veulent prendre la place du "philosophe-roi" de leurs prédécesseurs, théologiens ou idéologues, comme le craint une lignée de penseurs, de Marx à Stiegler en passant par Loos ou Foster ; le meilleur comme l’espère une autre lignée, qui va de Morris à Groys en passant par Warhol, Stiegler ou Huyghe. Après avoir rappelé cette double généalogie de la philosophie du design, cette communication s’attachera à présenter quelques figures exemplaires de l’artiste-designer des vingt et vingt-et-unième siècles.

16h00 > Nicolas BOUTAN

Du transformable au transportable :le cas du musée

Aseptisées, cliniques, les années 2000 marquent la consécration des commissaires d'exposition, véritables gourous au coeur des institutions culturelles, devenues banques de données à organiser. Tour à tour ingénieur, chef de projet ou styliste, le commissaire s'approche de la pratique du designer jusqu'à s'y confondre. Après des turbulences impuissantes à les détrôner, ces deux figures contemporaines scénarisent leurs frasques à partir d'une intrigue de sitcom décomplexée mélangeant pouvoir glamour et volupté, recette d'un succès annoncé.

17h00 > Jérôme CARRIÉ

Détours de design :une pratique de la sérialité

En tant qu’artiste plasticien travaillant dans le champ de l’art contemporain, mes productions artistiques entrent souvent un écho avec les différents domaines du design : design graphique, design d’objet, design d’espace. Ma démarche étant liée à la production en série de multiples, mon intervention tentera de "designer" les contours d’une pratique continuellement partagée entre répétition systématique et expérience esthétique différenciée. Elle sera ponctuée de multiples références empruntées aux arts plastiques comme aux arts appliqués.

18h00 > Marc-Antoine FLORIN

Art & design : métissages

L’art contemporain observe, révèle, critique ou instrumentalise le design (processus, production, produits) ; celui-ci réplique par mimétisme, réaction, inspiration jusqu'à dissoudre la frontière (l’estran plutôt) entre des champs disiplinaires aux influences croisées depuis toujours (chacun maraudant sur les terres de l'autre). Les métissages multiformes issus de ces interactions fécondes profitent en particulier au design qui fut parfois tenté par des démarches doctrinaires autonomes. J'adopterai le point de vue du design dont l'évolution des méthodes et créations est redevable aux interpellations et propositions de l'Art Contemporain (parmi d'autres).

PROGRAMME DU JEUDI 24 MAI 2012

9h15 > Patrick MARTY

Eau de l'art - Art de l'eau

Le vécu de l’eau dans l’espace imaginaire des artistes sous-tend leur quête d’endroits archétypes où l’on se sent chez soi, ces espaces universels où l’on se retrouve. Là où la tension entre la vision et le désir permet au corps de se transformer en un espace unique (Tom Fecht). Le choix des matériaux et de leurs surfaces, leur transparence et leur translucidité, les jeux de lumière et, particulièrement la mise en forme de l’eau et de son parcours créent des oasis d’épanouissement sensuel. Bien plus qu’un concept marquant et insolite notre quotidien de l’eau est fait d’objets qui réinterprètent l’expérience aquatique. Les designers revendiquent ce rapport à la puissance et à l’esprit de l’eau personnalisée si bien que chaque utilisateur peut librement changer son état d’esprit et enrichir les rituels individuels, diriger et façonner l’eau pour en faire une expérience.

L’eau devient prétexte à l’errance. Avec cet élément le corps et l’esprit sollicite un transport, un franchissement, un changement d’état à chaque utilisation. Cette connivence avec l’eau nous permet de ne pas nous dissoudre totalement dans l’uniformisation générale d’un monde dématérialise. Elle nous permet d’être le temps présent, le vivre et le ressentir; mieux encore elle nous abstrait de nous mêmes et de l’extérieur, une mise entre parenthèses. Phénomène qui fonctionne aussi bien dans un face à face intime ou dans un lieu public avec une foule environnante. Ces approches sous tendent des questionnements sur des problèmes écologiques et rencontrent ainsi les préoccupations du designer qui intègre de plus en plus les problèmes urbains ou de cette campagne peu à peu semi urbanisée.

10h15 > Claire AZÉMA

De l'usage comme performance

Michel de Certeau dans L’invention du quotidien mettait en avant la nature créative de l’usage. De son côté dans les années 70, Alan Kaprow remettait en cause la nature même de la performance pour proposer une typologie de ses Happenings : l’un d’entre eux était "l’Activity" qui ne demandait ni scène, ni public et qui se déroulait souvent sans but, comme une forme d’expérience gratuite partagée dans le faire ou exécutée dans la solitude. Pour développer sa réflexion sur l’expérience, Kaprow s’est appuyé sur L’art comme expérience, de John Dewey, philosophe pragmatique américain, il décide par son essai de faire sortir l’art des musées et de redonner sa valeur esthétique à l’expérience quotidienne. Dans la lignée de Dewey, Richard Schusterman est revenu dans L’art à l’état vif sur la pensée de Dewey pour la discuter et l’actualiser au travers d’une analyse de l’art populaire. A la fin de son ouvrage Schusterman nous invite à imaginer l’expérience quotidienne comme une expérience esthétique à vivre et à construire soi-même et pour soi-même. Dans ce cadre-là nous souhaitons interroger la place de l’usage des objets quotidiens issus du design. Le design propose-t-il à sa manière des expériences esthétiques quotidiennes ? L’art de la performance peut-il nous proposer des modèles permettant de définir et de classer de telles expériences ? Pour le design, quels enjeux esthétiques se cachent dans de telles expériences ? En comparant les définitions de la performance et du happening issus de l’art contemporain à celles de l’usage en design, nous souhaitons valoriser et montrer l’importance de gestes quotidiens qui passent souvent inaperçus, nous souhaitons au travers de cette réflexion comprendre se qui se joue dans la perte créative quotidienne qui s’opère dans l’usage des objets .

11h15 > Johann CHATEAU

Post-human pornography : design d'une nouvelle chair

Les enjeux érotico-pornographiques actuels sont radicalement différents des préoccupations sociales et pédagogiques des années 2000. La cyberculture, en tant qu'héritière des fantasmes cyberpunk des années 1990 (destruction de toute frontière, hallucination, contre-culture, cyberespace) fusionne réalité et imaginaire pour mettre en scène la corporéité dans la virtualité. Le sexe technosimulé s'y revendique comme libéré du corps, délocalisé dans la fiction. Nous pourrions craindre une solitude autoérotique, "somatophobe" (Järvinen-Tassopoulos), la disparition d'un corps devenu obsolète (Le Breton). Cependant, il ne s'agit pas tant de dissoudre le corps dans sa simulation que de le "hacker", de le "contaminer", d'en réévaluer la réalité en le confrontant à la culture des mondes virtuels. Ainsi, la cyberpornographie a pour ambition de modifier les notions de corps et de réalité, d’abolir la frontière entre l’écran et la chair.

14h30 > Stéphanie CARDOSO

Robot et bestiaire contemporain entre Art et Design : mise en tension, filiation et poïétique

Le robot chien Aibo pourrait-il animer à travers diverses postures, une sensibilité similaire aux lièvres de Barry Flanagan ("The Boxing Hares on cross", Flanagan, 1985) ? Pokémons (Shatoshi Tajiri, 1997), Artoyz (Urban Vinyl, 1999), Tamagotchi (Bandai, 1996), Aibo (Sony, 1997), Nabaztag (Violet, 2006), Teddy Bear (Starck, 1990), Pods (Cronenberg, Existenz, 1999), "Stern Cells" (Piccinini, 2002, Leonardo (Cynthia Breazeal, MIT), Puppy (Koons, 1986)… Ce bestiaire artificiel prolifère de manière frénétique jonglant entre une multitude de dimensions : kitsch, kawaii, haute technologie, sensibilité, infantilité, biotechnologie, croyance animiste, éthique et mythe pygmalionniste. Dans une approche poïétique, cette présentation proposera une mise en abîme du bestiaire contemporain et des robots de compagnie. Les robots ont été interrogés, décortiqués et expérimentés plastiquement par le biais de photomontages et d'animations. Ainsi, en s’introduisant dans la sphère des Arts Plastiques et de l’Histoire de l’Art, les robots de compagnie à la pointe de l’hyper-technologie, adoptent-ils une place sensible, esthétique, artistique ? Ces productions contemporaines issues de dimension fictionnelle, s’approprient-elles notre quotidien au point de s’introduire dans nos références sociales et culturelles ? Comment le projet de design se positionne-t-il dans cette mise en tension ?

L'idée sous-jacente de cet exposé interrogera une espèce d'objet amicale, elle visera à décloisonner l’univers complexe de la robotique et à construire des espaces cognitifs multidimensionnels.

15h30 > Jacques BRUNET-GEORGET

"Non-morts", no more : écorchés du Docteur Von Hagens

Je me propose d’interroger les zones d’intersection entre l’art et le design à partir de leur dehors : l’opérateur-limite que constituent les corps plastinés de Günther von Hagens, présentés mondialement depuis quelques années. Ce médecin anatomiste a mis au point une technique consistant à expulser l’eau des cellules des cadavres, de sorte à ce que le corps se trouve à l’abri de la putréfaction, comme "plastifié" dans ses formes originelles ; il devient alors possible de lui imposer des postures proches de la vie et de composer de saisissantes scènes d’écorchés. Selon toute apparence, cette démarche ne relève pas du design, car ces corps esthétisés ne se confondent pas avec des objets fonctionnels et ne répondent pas à l’exigence d’une production standardisée ; elle ne relèverait pas non plus, de l’aveu même de Von Hagens, d’une démarche artistique, car sa finalité ne réside ni dans la beauté ni dans le plaisir procuré. Pourtant, depuis son étrangeté même, une telle expérience présente des analogies avec ces deux processus ; elle pourrait même conduire à réinterroger leurs caractéristiques respectives. Pour ce faire, deux axes se profilent : d’une part, il est légitime de revenir (sans doute philosophiquement) sur la conceptualisation de l’objet et sur sa différence avec la chose (la Chose ?) ; d’autre part, il faut consentir à restituer cette expérience sur la scène de la subjectivité. Comment l’objet "non-mort" promu par Von Hagens s’adresse-t-il en nous à un plaisir particulier, à un plaisir trouble ? Et comment les traces d’un tel plaisir pourraient-elles justement se laisser recueillir à la frontière (mouvante) entre art et design ?

16h30 > Nicolas NERCAM

Design and Crime dans l'art contemporain du sous-continent indien

Depuis les premières années du XXIe siècle, l'art contemporain et le design indien s'affirment sur la scène internationale. Notre étude se propose d'approcher quelques-unes des interfaces entre design et art contemporain, dans le contexte de la diffusion mondiale de la production indienne. Alors que cette émergence combine les notions d'identité (voire d'ethnicité indienne) et de métissage (entre art savant et art populaire en particulier), certains observateurs appellent de leur vœu une nécessaire "esthétisation" du design indien, alors que d’autres constatent l'avènement d'un art actuel du sous-continent dorénavant "designé".

17h30 > TABLE RONDE

Le design de nos existences

Avec Claire AZÉMA, Nicolas BOUTAN, Jérôme CARRIÉ, Franck CORMERAIS, Cécile CROCE & Bernard LAFARGUE

LOCALISATION

MSHA (Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine) : 10 Esplanade des Antilles, Domaine universitaire, 33600 PESSAC

JE CULTURHISTO 2012

Culture populaire et / ou culture grand public ? De la subversion au marketing (XIXe-XXIe siècles)

Mercredi 23 mai 2012, Guyancourt

Quels seraient les enjeux d'une mise en parallèle entre culture populaire et culture grand public ? S'agit-il d'une distinction entre logique éducative et logique de marché, ou d'une confrontation entre authenticité d'un côté, et séduction du marché de l'autre ? Cette journée d'études est organisée par les doctorants du centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines.

Le champ culturel est animé par un déplacement permanent des frontières au sein de « la culture », de redéfinition des hiérarchies. Certaines manifestations de résistances aux cultures dominantes sont parfois qualifiées de « populaires », en oppositions aux cultures officielles. Des labels comme « underground », « rock alternatif », et même « nanar » deviennent ainsi des outils de distinction. Mais les processus de reconnaissance, au sein desquels il faudra étudier l’action des entrepreneurs culturels, peuvent être –et sont- souvent interprétés comme des phénomènes de « récupération » et de routinisation. Au vu de ces reconversions, on peut être tenté de se demander si toute contre-culture est destinée à être absorbée par le système culturel dominant.

Programme

9h : Accueil des participants et introduction de la journée.

9h30-11h : Lorsque les politiques publiques dressent des espaces de médiation, entre culture pour le peuple et grand public.

Présidence de séance : Alexis Blanchet (IRCAV – Paris 3).

Thibault Le Hégarat (doctorant en histoire, CHCSC-UVSQ), Le patrimoine matériel en France depuis l'après-guerre : de la difficulté de définir un objet support de représentations et de pratiques mouvantes.

Caroline Saugier (doctorante en arts du spectacle, MRSH- Université de Caen), La culture large public comme produit des institutions culturelles de marché : le cas du festival d'Avignon ''In'' contemporain.

Justine Delassus (doctorante en histoire, CHCSC-UVSQ), Matérialiser l'art littéraire : des maisons d'écrivains aux parcs à thème, quelles identités culturelles ?

11h : pause.

11h30-13h : Le cinéma, ou le triomphe de la culture de masse ?

Présidence de séance : Évelyne Cohen (ENSSIB – Université de Lyon).

Myriam Juan (doctorante en histoire, CHS-Paris 1), Vedettes populaires, stars grand public ? Éléments de réflexion sur les modèles français et hollywoodiens dans les années 1930.

Alexandra Schwetzoff (doctorante en études slaves, Paris 4), Une nouvelle culture de masse cinématographique en Russie contemporaine, le russkij blockbuster.

Nathanel Amar (doctorant en sciences politiques, CERI–Sciences-Po), De l'avant-garde à la propagande : le parcours du cinéma chinois.

14h30-16h30 : La contre-culture, entre récupération et marketing.

Présidence de séance : Anaïs Fléchet (CHCSC – UVSQ).

Marcos Giadas Conde (maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, HAR – Paris-Ouest-Nanterre), Le cas Manu Chao : entre culture légitime et hit-parade.

Annabelle Seoane (doctorante en sciences du langage, CEDITEC- Paris-Est-Créteil), Le positionnement du Guide du Routard : de ''l'auberge de jeunesse cracra'' au ''petit hôtel de charme.

Marjorie Glas (doctorante en sciences sociales, EHESS-IRIS), La transformation des modes de revendication du théâtre populaire des années 1950 à nos jours.

Emmanuelle Fantin (doctorante en sciences de l'information et de la communication, GRIPIC-CELSA), L'instrumentalisation de la contre-culture par le discours publicitaire.

16h45-17h30 : Conclusion de la journée par Dimitri Vezyroglou (CERHEC – Paris I)

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Comité d'organisation :

Yann Hermans, Nicolas Lahaye, Géraldine Poels, Matthias Steinle.

Comité scientifique :

Alexis Blanchet, Évelyne Cohen, Christian Delporte, Éric Fimbel, Anaïs Fléchet, Laurent Jullier, Jean-Yves Mollier, Jean-Marie Privat, Dimitri Vezyroglou, Jean-Claude Yon

vendredi 11 mai 2012

JE Les enjeux de la communication interculturelle

Journées d’études interdisciplinaires sur la théorie et pratique de la communication interculturelle dans les sciences humaines.

du 5 au 7 juin 2012

EHESS/ FMSH 190-198 avenue de France, Paris 13

Organisatrices : Nadine Rentel (FH Zwickau), Stephanie Schwerter (EHESS, FMSH), Yasmine Mohammedi (EHESS)

Contact : nadine.rentel@fh-zwickau.de; schwerter@msh-paris.fr; ymohammedi@ehess.fr

Mardi 5 juin, salle 2

9h-10h30 Introduction à la communication interculturelle, approches théoriques

Stephanie Schwerter (EHESS, FMSH)

Nadine Rentel (Université de Zwickau)

Pause café

10h45-12h15 Cultural Codes and Linguistic Barriers in Translation

Clíona NíRíordáin (Paris III)

Président : Terence Holden (EHESS)

12h15-14h Pause

14h15-15h30 La communication interculturelle dans un monde post-américain

Michaël Oustinoff (Paris III, ISCC/CNRS)

Président : Clíona NíRíordáin (Paris III)

15h30-17h La communication interculturelle d’un point de vue philosophique

Jean-René Ladmiral (Paris X, ISIT)

Président : Nicolas Villain

Pause

17h15-18h45 Multilinguisme et traduction dans l'Union européenne : Légiférer en 23 langues

Catherine Vieilledent-Monfort (Commission Européenne, Bruxelles)

Présidente : Yasmine Mohammedi (EHESS)

Mercredi 6 juin, salle de conseil B

9h-10h30 Les enjeux de la communication interculturelle dans l’histoire

Gueorgui Chepelev (Paris VIII)

Président : Alain Messaoudi (EHESS)

Pause café

10h45h-12h15 La communication interculturelle dans les médias

Christoph Vatter (Université de la Sarre)

résident : Michaël Oustinoff (Paris III, ISCC/CNRS)

12h15-14h Pause

14h15-15h30 Différences interculturelles dans les communications universitaires

Mignon Lamielle (Paris IV)

Présidente : Doris Fetscher (Université de Zwickau)

15h30-17h Cultural Communication in the Arts

Ciara NiHogain (Paris V)

Président : Terence Holden (EHESS)

Pause

17h15-18h45 Communiquer interculturellement à travers la musique

Philippe Desse (Compositeur, musicologue)

Présidente : Stephanie Schwerter (EHESS, FMSH)

Jeudi 7 juin, salle 2

9h-10h30 L’ethos des langues, l’ethos des cultures : français, italien, anglais

Yana Grinsphun, (Paris III)

Présidente : Nadine Rentel (Université de Zwickau)

Pause café

10h45-12h15 Procédures pénales et communication interculturelle : un exemple britannique

Yasmine Mohammedi (EHESS)

Président : Rainer Maria Kiesow (EHESS)

12h15-14h Pause

14h15-15h30 Les incidents critiques dans l’enseignement interculturel

Doris Fetscher (Université de Zwickau)

Présidente : Yana Grinsphun, (Paris III)

15h30-17h Gestion des conflits dans les rencontres internationales

Harald Schraeder (CPU)

Président : Christoph Vatter (Université de la Sarre)

Pause

17h15-18h45 La guerre interculturelle dans les médias

Anne-Marie Picard (American University of Paris)

Président : Nicolas Villain

jeudi 3 mai 2012

AAC - JE "Le Processus de création cinématographique vu par la télévision"

Journée d'étude coordonnée par Antony Fiant et Roland Carrée

Dans le cadre d'une journée d'étude provisoirement intitulée Le Processus de création cinématographique vu par la télévision, coordonnée par Antony Fiant (MCF cinéma à Rennes 2) et Roland Carrée (doctorant cinéma à Rennes 2 et ATER cinéma à Caen), qui se tiendra le samedi 29 septembre 2012 à l'Université Rennes 2, nous sommes à la recherche d'un(e) intervenant(e) pour une communication (entre 30 et 45 mn) pouvant retracer l'histoire des émissions de télévision consacrées au cinéma ou des émissions culturelles accordant une place significative au cinéma et traitant du processus de création cinématographique, qu'il soit directement montré ou commenté.

Cette journée s'inscrit dans le cadre des travaux du laboratoire cinéma de Rennes 2 travaillant depuis plusieurs années sur le thème "Filmer la création artistique" (projet ANR) et depuis plus récemment sur la façon dont la télévision a filmé les arts, en explorant les archives de l'INA.

Cette journée, avec d'autres, fera l'objet d'une publication aux Presses Universitaires de Rennes dans la collection "Le Spectaculaire Cinéma".

Il va de soi que les frais de transport, d'hébergement et de bouche sont couverts par le laboratoire rennais.

Merci d'envoyer vos propositions aux deux coordinateurs via les adresses suivantes :

antony.fiant@univ-rennes2.fr et roland.carree@gmail.com

jeudi 26 avril 2012

JE - "NORMES CONTRAINTES ET APPROPRIATION"


Journée d’études groupe de contact FNRS « Théories des relations publiques et théories de la communication »
9 mai 2012 – Infocom Roubaix (France) – 9h00/17h30

Cette année le groupe de contact FNRS (Belgique) "Théories des relations publiques et théories de la communication" organise sa journée d’études en partenariat avec le laboratoire GERIICO de l’Université de Lille 3, et plus particulièrement son équipe en communication des organisations (COPI). L’appréhension des processus normatifs/de normalisation, selon une perspective communicationnelle, occupe une place centrale dans les préoccupations de cette équipe. Le thème de cette journée d’études est : « normes, contraintes et appropriation ». Huit propositions ont été retenues.

Programme
9h00 – Accueil des participants.

9h30 – Introduction. Thomas Heller (Lille1/3. Coord. COPI) et Andrea Catellani (UCL. pdt. du groupe de contact FNRS)

10h00/12h45
Communication, stratégie, secret
- Olivier Chantraine (Lille 3). Secrets de terrain et normes de publication.
- François Lambotte (UCL-Mons). Quand l’intérêt de la loi renforce la normalisation du choc.
Discours, façonnement
- Aline Kockartz (UCL-Mons). La construction du patient séropositif dans les textes médicaux.
- Françoise Bianco (Univ-Nice). Formes de prises de paroles et de présentation de soi des femmes dans l’espace public. Mécanismes d’autocensure et réaffirmation de la norme masculine.

12h45/14h15. Repas sur place

14h15/17h00
Communication, management public, activité de travail
- Dominique Bessières (Univ Reims). Les genèses d’usage TICE : de l’injonction vers la contrainte pour des normes managériales.
- Pierre Delcambre (Lille 3). Dans un monde professionnel ayant à répondre à une collection de normes communicationnelles, comment les acteurs interprètent ces normes par la mise en place de dispositifs pour le collectif de travail ? Le cas du respect de la norme de confidentialité dans un service UEMO PJJ.
Médiations professionnelles.
- Elise Vandeninden (Univ Liège). Entre normes individuelles et normes institutionnelles : la réflexivité du médiateur professionnel.
- Marie-Elisabeth Volckrick (UCL). Intervenir en tiers dans un contexte de pluralité normative.

17h00. Conclusion de la journée. Patrice De La Broise (resp. Infocom Lille 3, COPI)

La participation à cette journée est sans frais. Le midi, un repas (plateaux-repas) est assuré sur place pour les participants ; celui-ci est pris en charge par le FNRS (Belgique). Toutefois, si le nombre de participants dépasse le budget disponible, les organisateurs se réservent la possibilité de demander une participation aux frais de restauration d’environ 15 euros, payable sur place.
Si vous souhaitez participer à cette journée, merci de vous inscrire (inscription obligatoire pour des raisons d’organisation) en envoyant un mail à Thomas Heller : thomas.heller@univ-lille1.fr, avant le 2 mai 2012 en précisant si vous souhaitez bénéficier de la restauration proposée sur place (oui ou non quelles que soient les conditions – ou bien - oui s’il ne faut pas participer aux frais et non s’il faut participer aux frais).
Remboursement : le FNRS couvre le remboursement des frais de déplacement des chercheurs appartenant à la Communauté française de Belgique (15 EUR par personne, avec un maximum de 100 personnes). Le Secrétaire du Groupe fournira un formulaire à cet effet. Les participants doivent conserver leurs pièces justificatives.
Pour toute information complémentaire sur le groupe de contact, vous pouvez vous adresser à A. Catellani, président (andrea.catellani@uclouvain.be) ou F. Lambotte, secrétaire (francois.lambotte@uclouvain-mons.be).

mardi 20 mars 2012

Journées d'études Humanités digitales

Journées d’études organisées par le groupe projet “Institut des Humanités digitales de Bordeaux” coordonné par le MICA intitulées :

"Le tournant numérique des sciences humaines"

Bordeaux, MSHA

Elles se tiendront le mardi 3 et le mercredi 4 avril 2012 à la MSHA, Salle Jean Borde, et sont organisées dans le cadre des projets Idex, en partenariat avec l’ISCC du CNRS, le Mica et le programme Raudin.

Ce moment de mise en commun et de discussion permettra d’affiner notre projet collectif bordelais avec l’aide de nombreux invités, du Centre George Pompidou, du CNRS, Cléo, du Ministère de la culture, d’universités partenaires et bien sûr des universités bordelaises.

L’inscription est obligatoire et gratuite dans la limite des places disponibles. Les repas seront pris sur place. Pour vous inscrire merci de suivre ce lien:

https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dGNPNnJ3Q1ZCM2R5X05LaWgwb2Z5RFE6MQ

lundi 26 décembre 2011

Journée d'études du GRER

Les Webradios associatives et communautaires : des médias alternatifs participatifs. État des lieux, enjeux et perspectives

Tours, le samedi 14 janvier 2012 - 9h30-17h00
Université François Rabelais – Site Tanneurs (3, Rue des Tanneurs 37041 TOURS CEDEX 1)


Journée organisée en collaboration avec l'équipe COST du CITERES – UMR 6173
(Centre Interdisciplinaire Cités, Territoires, Environnement et Sociétés) de l'Université François Rabelais de Tours.


Quel que soit le projet des radios associatives et communautaires, c’est à dire qu’il soit en relation avec une territorialité, une identité ou un mouvement social, il est toujours lié à une volonté de répondre aux attentes, aux revendications spécifiques d’un auditoire et/ ou de permettre à un public particulier de s’exprimer lui-même. Cette aspiration, par nature participative et basée sur le principe d’une appropriation collective du média par les auditeurs en tant qu’acteurs et producteurs de contenus, correspond depuis les années 1970 à des valeurs et modes de fonctionnement qui peuvent être développés d’autant plus par le biais d’Internet.

Cette journée d’étude a pour ambition d'apporter un éclairage et des témoignages sur l’apport des technologies du web dans la sphère radiophonique, tant sur le plan de la diffusion (captation de nouveaux auditeurs), des modes d’écriture et de création sonores (expérimentations de nouveaux formats, apport du multimédia, contributions des auditeurs, etc.), que des modes de conservation et d’utilisation des contenus sonores (podcasting, partage, rediffusion, etc.). L’objet « webradio » est encore difficile à saisir tant les cadres de production, les projets éditoriaux (quand ils ne sont pas absents), l’intégration ainsi que les apports du multimédia et des dispositifs techniques interactifs (web 1.0, web 2.0) sont diversifiés.


PROGRAMME

Matinée, 10h-12h40

9 h 30 – Accueil, Frédéric ANTOINE, Président du GRER

10 h 00 – Pascal RICAUD (MCU en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Tours – François Rabelais, COST, GRER) : En guise d’introduction : regards sur l’actualité des webradios alternatives

10 h 20 - Albino PEDROIA (Consultant IT Media, Institut d’Etudes Politiques de Paris, GRER) : Chiffres clefs des audiences des webradios et du podcasting en France

10 h 40 – Questions – Discussion

10 h 50 - Laurent GAGO (Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, CIM, GRER) : Dispositifs sonores numériques et modalités d’usages des publics

11 h 30 – Questions – Discussion

11 h 45 - Dominique NORBIER (Consultante en Management de l’Innovation, Docteur en Sciences Economiques, Université de Nice Sophia Antipolis) : Les webradios acteurs de mobilisation et de participation sociale: le cas de Radio Ethic

12 h 25 – Questions – Discussion

12 h 40 – Pause déjeuner


Après-midi, 14h30 –17h00

14 h 30 - Maria HOLUBOWICZ (MCU en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Stendhal - Grenoble 3, GRESEC, Institut de la Communication et des Médias) : Les radios associatives à l'ère des webradios : l’exemple grenoblois

15 h 10 – Questions – Discussion

15 h 25 - Raffaello ARES DORO (Doctorant en Histoire et SIC, Cotutelle Università della TUSCIA Viterbe et Université Paris 2 – Panthéon-Assas, labo DISTU) : Le rôle joué par Radio GAP (Global Audio Project) dans les journées du G8 de Gênes en juillet 2001
16 h 05 – Questions – Discussion

16 h 20 – Table ronde conclusive


Renseignements : pascal.ricaud@univ-tours.fr

samedi 17 décembre 2011

Journée d'études "La culture du fan. Vers une nouvelle sociologie des publics?"

La culture du fan. Vers une nouvelle sociologie des publics ?

Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord

Paris, 27 avril 2012

Comité d’organisation :

Maxime Cervulle, Paris 1, LETA-CRICC

Nelly Quemener, King’s College London, CIM

Florian Voros, EHESS, IRIS

Commenter, interpréter, remixer, recommander, imiter, parodier, célébrer, critiquer, collectionner, archiver, échanger et débattre. Autant de pratiques ordinaires des fans qui nous invitent à envisager la réception dans ses dimensions actives. En faisant voler en éclats la distinction conceptuelle entre production, médiation et réception, les fans nous portent à interroger les dispositifs méthodologiques propres à saisir l’activité et les logiques sociales des publics. Comment rendre compte des investissements affectifs et matériels des fans ?

En 1992, la parution simultanée de textes pionniers (Jenkins, 1992 ; Fiske, 1992 ; Grossberg, 1992 ; Bacon-Smith, 1992) amène les fans sur le devant de la scène académique états-unienne. Dans le sillage du tournant opéré une décennie auparavant par les Cultural Studies britanniques (Morley, 1980 ; Hall, 1980) puis nord-américaines (Radway, 1984 ; Fiske, 1987) vers une approche de la réception des médias comme activité productrice de sens, les fans, jadis observés de manière condescendante ou exclus de l’université, sont désormais pris au sérieux. Comme le résume Henry Jenkins : « Les fans de médias sont des consommateurs qui produisent, des lecteurs qui écrivent, des spectateurs qui participent » (2008 : 212). L’étude de leurs pratiques, organisations, affects et discours devient une des portes d’entrée privilégiées pour comprendre la manière dont les publics s’approprient les objets et les représentations de la « culture de masse ». En effet, s’il est possible de distinguer l’activité des fans de celle des autres publics, « seule une différence de degré sépare celle-ci des stratégies interprétatives de l’ensemble des consommateurs » (2008 : 212-213). Repenser l’activité des fans revient ainsi à repenser plus généralement la place des publics dans les industries culturelles et créatives.

Le « fan » a été l’objet d’investissements critiques contrastés dans les sciences humaines et sociales : tantôt figure paradigmatique de l’aliénation, tantôt modèle de subversion culturelle. Pour le Bourdieu de La Distinction, le fan est une caricature de public populaire ou petit-bourgeois ignorant sa soumission dans le processus de production propre aux industries culturelles, « voué à une participation passionnée (…) mais passive et fictive qui n’est que la compensation illusoire de la dépossession » (1979 : 450). Contre leur stigmatisation culturelle, l’acte fondateur des fan studies anglo-saxonnes est inversement d’étudier les « cultures fans » de l’intérieur, en prenant au sérieux les significations que les fans eux-mêmes donnent à leurs pratiques. De passif et crédule, le fan devient actif et critique : à l’instar de la figure du « braconnier » chère à de Certeau (1990), c’est un public qui s’approprie, détourne et re-signifie les objets et représentations qu’il investit. Mettre en débat la figure du « fan » implique dès lors d’interroger le regard des sciences humaines et sociales : quel rôle jouent-elles dans le renforcement ou le renversement des hiérarchies culturelles ? Comment ont-elles implicitement valorisé certains modes de consommation et certains publics ?

La posture d’« aca-fan », soit « fan et universitaire » (Jenkins, 1992), permet dans les années 1990 l’émergence de nouveaux savoirs critiques, moins surplombants, sur les réceptions des « médias de masse ». L’institutionnalisation de cette célébration universitaire des fans contient toutefois un nouveau risque de représentation biaisée, non plus sur le mode de la condescendance, mais sur celui de l’exotisation, en « projet[ant] sur l’objet étudié des systèmes de valeur ou d’interprétation qui ne correspondent qu’à des fictions ou à des fantasmes de publics et de réceptions » (Le Guern, 2009 : 41). Après dix années de fan studies, Matt Hills (2002) met ainsi en garde contre les risques d’une absence de réflexion sur la participation des « cultures fans » aux mouvements hégémoniques à l’œuvre dans les industries culturelles. On remarque que les Cultural Studies anglo-saxonnes et la sociologie de la culture française sont ainsi traversées par des débats similaires sur le misérabilisme et le populisme (Grignon, Passeron, 1989) des chercheurs vis-à-vis des publics qu’ils étudient.

Avec l’arrivée d’Internet, l’idée d’une « culture participative » (Jenkins, 1992) prend tout son sens, amenant un renouvellement des objets et des méthodes dans l’étude des fans (Hellekson, Busse, 2006). A quelques exceptions notables près (Maigret, 1995 ; Le Guern, 2007, 2009), cette réflexion sur les fans n’a eu que peu d’écho en France, où continue de prédominer un prisme théorique situé dans la lignée des travaux de l’école de Francfort sur l’aliénation propre aux « industries culturelles ». La prégnance, en sociologie de la culture, des conceptions de Pierre Bourdieu (1979) a sans doute également contribué à marginaliser le développement de travaux centrés sur les pratiques et activités des fans. Cette journée d’étude vise à décloisonner des traditions disciplinaires et nationales, notamment en proposant des voies de convergence entre sociologie de la culture française et fan studies anglo-saxonnes.

L’initiative de cette journée est liée à la conviction que les travaux contemporains sur la figure du « fan », qui se développent depuis deux décennies contiennent, par les débats qui les traversent, un fort potentiel de renouvellement de la compréhension que les sciences humaines et sociales ont des industries culturelles, créatives et de leurs publics. Celle-ci portera sur les « fans », sans délimiter à priori les frontières de cette catégorie, mais en s’intéressant particulièrement aux investissements intenses par les publics des objets et représentations d’industries culturelles et créatives telles que le cinéma, la télévision, la musique ou les jeux vidéos.

Nous invitons chercheurs, jeunes chercheurs et doctorants de toute discipline à proposer des communications présentant des études de cas ou les enjeux méthodologiques et épistémologiques que soulève l’étude des fans. Celles-ci pourront notamment aborder les thématiques suivantes :

· l’inscription des pratiques de réception dans la vie quotidienne et les temps sociaux ;

· les modes d’identification, de dés-identification et les sentiments d’appartenance ;

· les formes de sociabilités et la formation de communautés ;

· les usages et gratifications, les profits symboliques et le développement de compétences ;

· les ressources émotionnelles et les intensités affectives ;

· le travail créatif et le « crowdsourcing » : l’économie de la réception ;

· la construction exogène des fans comme public « excessif ».

La journée d’étude intitulée « La culture du fan. Vers une nouvelle sociologie des publics ? » se déroulera le vendredi 27 avril 2012 à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, de 9h à 18h30.

Les propositions de communication, en français ou en anglais, ne devront pas excéder 2000 signes (espaces compris). Elles sont à envoyer avant le 1er février 2012 à l’adresse suivante :culturedufan@gmail.com.

BIBLIOGRAPHIE

Bacon-Smith, C. (1992). Enterprising Women: Television Fandom and the Creation of Popular Myth. Pittsburgh University of Pennsylvania Press.

Bourdieu, P. (1979). La Distinction. Critique sociale du jugement. Paris, Minuit.

de Certeau, M. (1990). L’Invention du quotidien. 1. Arts de faire. Paris, Gallimard.

Fiske, J. (1987). Television Culture. Londres & New York, Methuen.

Fiske, J. (1992). « The Cultural Economy of Fandom ». In L. A. Lewis (dir.), The Adoring Audience. Fan Culture and Popular Media. Londres & New York, Routledge.

Grignon, C. et Passeron, J.-C (1989). Le savant et le populaire. Misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature. Paris, Gallimard et Seuil.

Grossberg, L. (1992). « Is there a Fan in the House? The Affective Sensibility of Fandom ». In L. A. Lewis (dir.), The Adoring Audience. Fan Culture and Popular Media. Londres & New York, Routledge.

Hall, S. (2008) [1973]. « Codage/décodage ». In Identités et cultures. Politiques des Cultural Studies. Éd. établie par M. Cervulle, trad. de M. Albaret et M.-C. Gamberini. Paris, Éditions Amsterdam, pp. 169-184.

Hellekson, K. et Busse, K. (2006). Fan Fiction and Fan Communities in the Age of the Internet: New Essays. Jefferson, McFarland and co.

Hills, M. (2002). Fan Cultures. Londres & New York. Routledge.

Jenkins, H. (1992). Textual Poachers: Television Fans and Participatory Culture. Londres & New York, Routledge.

Jenkins, H. (2008). « La ‘‘filk’’ et la construction sociale de la communauté des fans de science-fiction ». In H. Glevarec, É. Macé, É. Maigret (dir.), Cultural Studies. Anthologie. Trad. de C. Jacquet. Paris, Armand Colin et Ina éditions, pp. 212-222.

Le Guern, P. (2007). « Aimer l’Eurovision, une faute de goût ? Une approche sociologique du fan-club français de l’Eurovision ». In Réseaux, vol. 25, n° 141-142, pp. 231-262.

Le Guern, P. (2009). « ‘‘No matter what they do, they can never let you down…’’. Entre esthétique et politique : sociologie des fans, un bilan critique ». In Réseaux, n°153, pp. 19-54.

Maigret, É. (1995). « ‘‘Strange grandit avec moi’’. Sentimentalité et masculinité chez les lecteurs de bandes dessinées de super-héros ». In Réseaux, vol. 13, n°70, pp. 79-103.

Morley, D. (1980). The Nationwide Audience. Londres, BFI.

Radway J. (1984). Reading the Romance. Women, Patriarchy, and Popular Literature. Chapel Hill & Londres, University of North Carolina Press.