jeudi 13 septembre 2012

AG du MICA

L’Assemblée Générale de notre laboratoire aura lieu le :

jeudi 27 septembre à 17H salle Jean Borde à la MSHA.

A l'ordre du jour:

- L'élection du Directeur adjoint du laboratoire, sur proposition de la direction;

- Agenda et programme des journées transversales du MICA 2013;

- Préparation du bilan de l’équipe et évaluations à venir;

- Questions diverses.


Parution: L'ère post-media

L'ère post-media. Humanités digitales et cultures numériques

Sous la direction de : Jean-Paul FOURMENTRAUX

Éditions Hermann, Juin 2012

22 euros - 270 pages

Présentation du livre sur le site des éditions Hermann :

À l’interface des sciences et des arts – recherche urbaine, sciences politiques, spectacle vivant, cinéma, jeux vidéo et Internet – un nombre croissant de chercheurs et d’artistes proposent de réinventer les mises en scène et les modes de relations aux médias. L’objectif de cet ouvrage est de confronter leurs recherches aux nouvelles pratiques médiatiques, techniques et sociales, mobilisées pour concevoir, véhiculer et agir des oeuvres-médias dont la carrière idéale suppose précisément que certains de leurs fragments demeurent potentiels ou « à faire ».

Il émerge en effet au cœur de ces arts et médias « praticables » la nécessité d’un équivalent de ce qu’est en musique l’interprétation, entendue au sens de « pratique ». L’interactivité et la jouabilité y composent de nouveaux régimes sociotechniques d’interprétation des médias, à habiter et à expérimenter, qui se doublent d’un renforcement de l’activité d’écriture (de scripts d’usage et scénario) et génèrent une multitude de traces interprétatives que ce livre propose de documenter.

C’est donc le versant de la « pratique » que ce livre déploie. À la question « que fait le public ? » se superpose ici la question des modes d’instauration médiatiques. Du côté des médias, de quelle façon anticipent-ils des modes de relations avec les usagers – stratégies de fidélisation, tentatives de connaître les participants, etc. ? Du côté du public, qu’est-ce qu’être au contact de l’art et des médias dans ce contexte ? Qu’en est-il de l’acte pratique proprement dit ? Et comment rendre compte du vécu et de la perception propre à cette nouvelle génération de « médias praticables » ?

Avec les contributions de Samuel Bianchini (université de Valenciennes, ENSAD Paris), Francis Chateauraynaud (GSPR, EHESS Paris), Viviane Folcher (université Paris-8), Jean-Paul Fourmentraux (université Lille-3, EHESS Paris), Antoine Hennion (CSI, Mines-ParisTech/CNRS), Patricia Laudati (université de Valenciennes), Emmanuel Mahé (Orange Labs, France Télécom), Jacques Perriault (université Paris-10), Soraya Sellah (chef de projet Digital), Vincent Tiffon (CEAC, université Lille-3), Tomaso Venturini (Medialab, Sciences-Po Paris), Moustapha Zouinar et Anne Bationo (Orange Labs, France Télécom).

Colloque international sur la presse en ligne

“Vers un néo-journalisme ? Redéfinition, extension ou reconfiguration d’une profession”

Bruxelles, 3 et 4 octobre 2012

Universités de Louvain (UCL) et de Namur (FUNDP).

Ce colloque scientifique sera prolongé, dans l’après-midi du 4 octobre, par des tables rondes entre scientifiques et professionnels de l’information, et par un workshop sur le data-journalisme.

Retrouvez le programme détaillé sur le site du colloque (cliquez sur le titre du post pour y accéder !)

vendredi 7 septembre 2012

AAA - revue Interfaces numériques

L’image artistique à l’ère de la reproduction numérique : sémiotique visuelle et interfaces

Cinquième numéro d’Interfaces Numériques à paraître juin 2013 :

dirigé par Anne Beyaert‐Geslin et Marie Renoue

Qualifié de révolutionnaire, l’incidence de la prise en charge des images par les interfaces numériques a pu être comparée à celle de l’œuvre d’art décrite naguère par Walter Benjamin. Si elle a motivé de nombreuses recherches, celles-ci ont pourtant laissé dans l’ombre les modifications relatives à l’apparence, au statut des images et aux conditions de leur implémentation, soit de leur mise en circulation en tant qu’objets culturels. Le problème se résume à un paradoxe. Les images prolifèrent, changent de support, circulent et s’offrent à une maîtrise pratique qui, même si la diffusion rend la demande de signification plus insistante, semble nous dispenser de la maîtrise théorique. C’est cet aspect qui, en mobilisant des outils méthodologiques patiemment élaborés, inscrit la place de la sémiotique visuelle dans ce questionnement.

Ce dossier de la revue Interfaces numériques se consacre aux images artistiques pour préciser les incidences de leur numérisation. Au demeurant, le principe d’une modification de l’apparence de l’image renvoie à la problématique banale de la reproduction. Chaque support applique des contraintes régulières à l’image et détermine en premier lieu les couleurs. Si la photographie argentique en couleurs tend par exemple à accentuer le rouge et le vert (Aumont 1994), la particularité du numérique tient à la multitude de couleurs potentiellement disponibles à l’écran mais aussi à la réduction considérable de cette gamme dès lors que l’image est soumise à l’impression et limitée à ses possibilités techniques (Maeda 2001). Mais l’enjeu excède celui de la simple reproduction car les outils numériques offrent la possibilité de modifier à peu près toutes les données des images : ils assurent non seulement la visualisation (Manovitch 2011) mais aussi la production. Outre les couleurs, le cadrage, le format et l’orientation sont modifiables, sans compter que la visualisation redéfinit dès l’abord la texture de l’image-objet initiale, oblitérée par le grain de l’écran.

La transformation numérique questionne le statut de ces images, leur valeur patrimoniale, et soulève la question de leur transmission en tant qu’œuvre. Une image-objet numérisée est-elle encore une œuvre ? Si elle conserve la mémoire de l’image-objet, c’est au prix d’une conversion en image-texte et d’une perte du support original. La numérisation revisite les questions liées à la perte de l’aura de l’objet unique et place la question de l’authenticité au centre de la réflexion. Avec le statut artistique des images, un certain nombre de propriétés deviennent déterminantes. C’est le cas des données texturales dont il importe d’observer le destin. Il semble que la visualisation contraigne, plus généralement, à « se contenter de voir » (Foucault 1966) et supprime les autres données de l’expérience. Si le toucher est nécessairement requis comme opérateur de l’interaction, il se trouve quant à lui unifié par l’interface. Le déplacement du toucher d’un objet à l’autre tend en outre à en redéfinir les modalités et à subordonner la découverte de l’image à une connaissance sensible de l’interface. L’interface « fait écran » à l’objet et substitue une présence syncrétique, qui reste à caractériser et à répartir entre deux instances (l’image-texte et l’interface), à la présence des images initiales. La numérisation donne accès à une signification narrative, figurative et visuelle de l’image-texte, mais oblitère sa signification expérientielle, esthétique et polysensorielle.

Une question adjacente concerne le statut du sujet qui manipule l’interface. La visualisation transforme l’observateur en producteur d’une image-texte circulante. Il faut encore revisiter le cadre de l’énonciation, en observant notamment comment les outils numériques rapprochent l’observateur de l’objet. Au lieu que le corps de l’observateur, en s’avançant vers le tableau, produise le rapproché (Arasse 1992) du détail, c’est l’outil lui-même qui l’assume et l’accentue aussi par un geste de la main en unifiant toutes les distances. Ainsi les Noces de Cana de Véronèse, le plus grand tableau du Louvre, se contemplent-elles à la même distance que le timbre-poste lorsqu’elles sont visualisées à l’écran. Au-delà de la description minutieuse des « raccourcis » et « inversions » de l’interaction, il faudra observer leur incidence sur les stratégies de l’observation telles qu’elles sont revisitées pour les différents statuts d’images.

En se consacrant à la numérisation des images artistiques, ce dossier des Interfaces numériques entend donc prendre la mesure d’une transformation révolutionnaire qui revisite les formes et le statut de ces images autant que le cadre de leur énonciation.

Les différentes études de corpus s’attacheront à décrire les transformations de ces images en observant les propriétés afférentes à leur statut, ce qui permettra, au-delà des transformations du numérique, de mieux cerner les spécificités des images du domaine artistique. On portera également l’attention sur les applications dédiées aux visites virtuelles de musées ou d’expositions, pour aborder la question de l’implémentation des images artistiques en faisant dialoguer TIC, sémiotique visuelle et médiation culturelle.

Organisation scientifique

La réponse à cet appel se fait sous forme d’une proposition livrée en fichier attaché (nom du fichier du nom de l’auteur) au format rtf, doc, odt ou pdf, composée de 2 parties :

‐ un résumé de la communication de 4000 signes maximum, espaces non compris,

‐ une courte biographie du(des) auteur(s), incluant titres scientifiques, le terrain de recherche, le positionnement scientifique (la discipline dans laquelle le chercheur se situe), la section de rattachement.

La proposition est envoyée par courrier électronique à Anne Beyaert‐Geslin Anne.geslin87@orange.fr ou à Marie Renoue : marie.renoue@wanadoo.fr avant le 15décembre 2012.

La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par mail.

Calendrier

‐ 15 décembre 2012 : date limite de réception des propositions

‐ 15 février 2013 : avis aux auteurs des propositions

‐ 15 mars 2013 : remise des articles

‐ Du 15 mars au 15 mai 2013 : expertise en double aveugle et navette avec les auteurs

‐ 15 mai 2013 : remise des articles définitifs

‐ 25 juin 2013 : sortie prévisionnelle du numéro

Modalités de sélection

Un premier comité de rédaction se réunira pour la sélection des résumés et donnera sa réponse au plus tard le mercredi 15 février 2013.

L’article complet écrit en français ou en anglais et mis en page selon la feuille de style qui accompagnera la réponse du comité (maximum 25000 signes espaces compris) devra être envoyé par les auteurs en deux versions : l’une entièrement anonyme, l’autre normale, par courrier électronique avant le jeudi 15 mars 2013.

Un second comité international de rédaction organisera une lecture en double aveugle et enverra ses recommandations aux auteurs au plus tard le lundi 30 avril 2013.

Le texte définitif devra être renvoyé avant le mardi 15 mai 2013.

Les articles qui ne respecteront pas les échéances et les recommandations ne pourront malheureusement pas être pris en compte.

Pour toute question, contacter Marie Renoue marie.renoue@wanadoo.fr ou Anne Beyaert‐Geslin

Interfaces numériques est une revue scientifique publiée chez Hermès‐Lavoisier sous la direction de Benoît Drouillat et Nicole Pignier.

Présentation de la revue : http://www.revuesonline.com/portail/

Colloque "La communication publique en tension"

16 Octobre 2012

Bruxelles

Hôpital Militaire Reine Astrid

1, Rue Bruyn 1120 Neder-over-Heembeek

Inscription et information :

cicp@uclouvain-mons.be

http://www.cerap.be/

La communication publique est en plein essor et ce, à tous les niveaux de pouvoir : local, régional, territorial, fédéral, national, ou européen. Elle connaît une certaine reconnaissance qui se traduit, notamment, par une professionnalisation des communicateurs du secteur. Ses pratiques, ses enjeux, ses contraintes restent néanmoins peu connus et peu étudiés.

L’objectif de ce colloque est de renforcer le débat académique et professionnel sur une série de tensions qui constituent les enjeux spécifiques et contemporains de la communication publique. La tension est synonyme d’équilibre instable, de flux d’énergie, de questionnement entre deux pôles d’idées, de rôles, de concepts et de faits. Elle peut se voir sous un angle positif où la tension parce qu’elle questionne le statu quo est source de créativité ou d’innovation. Elle peut aussi se voir sous une forme plus critique où la tension se conçoit comme une lutte entre dominant- dominé afin de préserver ou d’améliorer sa position sociale. La tension n’implique pas nécessairement un perdant ou un gagnant. Elle peut être contingente et implique alors une nécessité de collaboration et de coordination afin de maintenir un équilibre précaire.