lundi 12 mars 2012

Parution: Les médias de l'expression de la diversité culturelle en Afrique

Sous la direction de Serge Théophile BALIMA et Michel MATHIEN

MEDIAS, SOCIETES ET RELATIONS INTERNATIONALES N°13

En abordant la problématique de l’expression de la diversité culturelle en Afrique, cet ouvrage participe de l’esprit de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005) de l’Unesco. Il vient après un premier état des lieux portant sur Les médias de la diversité culturelle dans les pays latins d’Europe. Ce livre a mis en évidence la diversité des situations des populations face aux histoires nationales et aux réalités de la reconnaissance de leurs spécificités (langues, traditions, religions etc.), ainsi que des mesures prises par les États, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe.

En Afrique, la problématique est d’une autre ampleur en raison de la dimension du continent mais surtout de sa situation ethnolinguistique : plus d’un tiers des langues du monde y sont parlées. Confrontées aux langues officielles héritées des colonisateurs, elles ont aussi à faire face aux actions pratiquées par les gouvernements des 54 États actuels et, surtout, à l’évolution liant "occidentalisation" et "mondialisation". Les populations concernées, minoritaires ou non selon les situations dans chaque État, sont également dépendantes des activités des médias en rapport avec les industries culturelles et des choix politiques. Si, dans l’ensemble, leurs langues sont reconnues comme "langues nationales", elles ne disposent pas toutes des mêmes supports d’expression. La radio y fait exception. Média dominant faisant le lien avec le territoire et le communautaire, mais aussi avec le "global" via un relais en essor, l’Internet, son avenir est un enjeu. C’est dire que l’examen des relais médiatiques (qu’ils soient d’information générale, spécialisés ou appropriés à chaque communauté) n’est pas sans intérêt pour l’Afrique.

Avec le processus de libéralisation ayant entraîné la liberté d’opinion dans de nombreux États, en particulier francophones (Cameroun, Burkina Faso, Togo…) et à Madagascar, les médias de "contrôle social" ont un intérêt marqué pour la dimension culturelle et le développement. En ce sens, dans les 22 contributions de l’ouvrage, l’histoire et la géographie ont apporté des éclairages pertinents sur l’actualité des problèmes linguistiques et identitaires. Les "temps présents" renversent les idées établies avec l’émergence du tierssecteur ou de médias ayant de nouvelles pratiques dans le contexte de la numérisation. Mais, dans une perspective plus large, les affres du sous-développement assaillent toujours l’Afrique en proie à des conflits internes affectant encore la construction des États-Nations hérités de l’Europe. Autrement dit, avec ses richesses multiples, la diversité culturelle interpelle les responsables africains et les institutions supranationales face aux divers mythes de la modernité et aux promesses de la "société de l’information" et du "village global".

Organisé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, à Ouagadougou, le colloque à l’origine de l’ouvrage voulait une approche large du sujet (identités, langues et cultures) sur un continent affecté par des conflits politicoethniques compromettant la paix et le développement. Si les médias de grande diffusion s’adressent à des publics hétérogènes, ils sont aussi porteurs de contradictions endogènes aux relents identitaires.

Avec les contributions de Camille R. Abolou, Samim Akgönül, Kouméalo Anate, Eugénie Rokhaya Aw, Dimitri Régis Balima, Serge Théophile Balima, Moussa Willy Bantenga, François Bart et Annie Lenoble-Bart, Béatrice Damiba, Eric Ponthieu, Etienne L. Damome, Jean-Louis Fullsack, Firmin Gouba, Sansan Hien - Gaétan R. V. Zoma et Maïmouna Sankara/Kafando, Jean-Pierre Ilboudo, Yves Jeanclos, Michel Mathien, Alain Modoux, Abou Napon, Louis-Martin Ongueno Essono, Mahamoudou Ouedraogo, Cyriaque Paré, Marie-Jeanne Razamanana et Lovamalala Randriatavy, Francisco José Vumbi Ngimbi.

Prix indicatif : 95 Euros

Éditeur : Bruylant

2012

Pages : 396

CFP: Fan Phenomena: Marilyn Monroe

Call for Contributors

Fan Phenomena: Marilyn Monroe

Intellect is currently seeking contributors for the Marilyn Monroe volume of Fan Phenomena. Fan Phenomena is a new book series prompted by a growing appetite for books that tap into the fascination we have with what constitutes an iconic or cultish phenomenon and how a particular person, TV show or film character/film infiltrates into the public consciousness. This series aims to ‘decode’ cult subjects in terms of the appeal and far reaching connections each of them have in becoming part of popular culture.

Papers are invited that discuss any aspect of Marilyn Monroe and Fandom. Abstracts of 300 words and a brief CV (maximum 1 page) ought to be emailed to me (see email addresses below) by April 1, 2012.

Final chapters will be 3,000-3,500 words with a projected July 2012 deadline.

mblock@princeton.edu

marcelline@post.harvard.edu

II° séminaire transdisciplinaire du MICA: "hybridation, métissage, transfert"

ISABEL GUGLIELMONE URIOSTE

LA COMMUNICATION SOCIALE EN AMERIQUE LATINE

MARDI 13 MARS 2012, MSHA, SALLE JEAN BORDE, 14h30 - 17h

Présentation des problématiques de l’ouvrage de Luis RAMIRO BELTRAN publié aux Presses Universitaires de Bordeaux (2011). Textes rassemblés et présentés par Isabel GUGLIELMONE URIOSTE.

À la fin des années 1960 et durant la décennie suivante, les chercheurs sud-américains en Sciences de l’information et de la communication, ont interrogé le caractère "vertical" du paradigme fonctionnaliste de la communication, issu de la sociologie des médias qui s’est développée aux États-Unis. Très attentifs aux résonances entre Sciences de l’information et de la communication et les revendications du social, ils ont également pensé et valorisé le rôle des grands médias, en particulier la radio, comme soutien aux exigences démocratiques.

Parmi les chercheurs de cette "École latino-américaine de communication", figure le Bolivien Luis Ramiro Beltrán. Le présent recueil de textes, premier livre publié en langue française de cet auteur, est représentatif de son œuvre. Depuis plus de trente ans, il étudie des questions qui n’ont rien perdu de leur actualité : la concentration médiatique, la mise en spectacle de l’information, la figure du récepteur-consommateur-électeur traité en tant que "cible", les politiques d’exception culturelle, la défense des peuples autochtones ou encore les actions pour un développement durable et solidaire. Alors que les publics s’élargissent à partir des réseaux sociaux électroniques et s’approprient de nouvelles modalités de réception des médias classiques, le modèle, certes reformulé, de la communication participative, conserve toute sa pertinence. Dans ce livre, l’auteur aborde notamment des thèmes tels que les politiques nationales de communication, le nouvel ordre international de l’information, la communication horizontale ou encore la communication sociale au service de la démocratie. Ces réflexions sont menées dans les contextes politique et théorique de l’Amérique Latine des années 1960 et 1970. L’"Extrême-Occident", cette autre Amérique complexe et variée, donne à la communication une dimension humaniste que cet ouvrage tend à démontrer.

Luis Ramiro BELTRAN, né en 1930, est l’auteur de quatre cents articles en espagnol et en anglais. Il a reçu en 1983 le prix McLuhan Teleglobe Canada, décerné par le gouvernement canadien aux personnalités ayant accompli une action spéciale dans le domaine théorique ou dans la pratique de la communication sociale. Il a été consultant et conseiller pour plusieurs organismes internationaux dont l’UNESCO et l’Université Johns Hopkins (États Unis). Journaliste, écrivain et scénariste, il réside actuellement à La Paz (Bolivie).

Isabel GUGLIELMONE URIOSTE, Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, de l’Université de Technologie de Compiègne, vice-Présidente du G.R.E.R (Groupe d’Études et de Recherches sur la Radio) 2006-2010, a rassemblé et présenté ces textes.

vendredi 2 mars 2012

Parution: GENRES ET ACTEURS DU CINEMA FRANÇAIS 1930-1960

Sous la direction de Gwénaëlle LE GRAS & Delphine CHEDALEUX

Le cinéma populaire français d’avant la Nouvelle Vague est le continent oublié des études cinématographiques ; peu étudié, il est aussi peu enseigné dans nos universités, à l’exception de quelques "écoles" (le réalisme poétique par exemple) et de quelques cinéastes, dont les films ont été mis au panthéon par la "politique des auteurs". L’ouvrage propose d’explorer le cinéma français des années 1930, 1940 et 1950 en dépassant la dichotomie anachronique entre "cinéma d’auteur" et "cinéma commercial", pour tenter de l’appréhender tel qu’il était perçu par ses contemporains. Nous abordons ici le cinéma français classique par le biais des genres et de leurs acteurs, typiques des goûts du public de l’époque et de ce cinéma populaire où cohabitent des films qui accèderont au "panthéon", des "films du sam’di soir" et des films de qualité tombés dans l’oubli.

Dans cette perspective d’une approche socioculturelle du cinéma cherchant à comprendre le sens des films dans leur contexte de production et de réception, nous avons retenu trois genres principaux qui caractérisent la production de cette longue période : la comédie, avec ces variantes (boulevard, vaudeville, comique troupier, comédie de moeurs) ; le film policier et criminel ; le film en costumes (film historique, film de cape et d’épée). Non pas que ces trois genres soient les seuls, mais ils dominent ces trois décennies tout en donnant au cinéma français sa couleur propre.

L’ouvrage montre comment ces genres ont largement conditionné l’emploi des acteurs les plus populaires (Danielle Darrieux, Edwige Feuillère, Jean Marais, Odette Joyeux, Louis Jouvet, Fernandel, Eddie Constantine, Gérard Philipe, Annie Girardot, Jeanne Moreau) et construisent ainsi les représentations dominantes de l’époque. En croisant genre et acteur, les contributions font apparaître les traits saillants de ce cinéma populaire et nous éclairent sur la manière dont les acteurs contribuent, de manière individuelle ou collective, à donner à ces genres leur spécificité. Il s’agit également de comprendre comment certains acteurs ont pu faire évoluer les genres, à travers leur aptitude à circuler d’un genre à l’autre.

Cet ouvrage est publié sous la direction de Delphine Chedaleux et Gwénaëlle Le Gras, avec des contributions de Vincent Amiel, Delphine Chedaleux, Jonathan Driskell, Susan Hayward, Gwénaëlle Le Gras, Laurent Marie, Raphaëlle Moine, Alastair Phillips, Thomas Pillard, Brigitte Rollet, Geneviève Sellier, Ginette Vincendeau.

Prix indicatif : 16 Euros

Éditeur : PUR

Pages : 216

Appel à contribution revue Cygne Noir

La toute nouvelle revue d’exploration sémiotique Cygne noir lance son premier appel à contribution. Liée au programme de doctorat en sémiologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la revue a pour mission de fournir aux chercheuses et chercheurs développant une pratique sémiotique un espace de publication exploratoire et scientifique. Le premier numéro, qui doit paraître à l’hiver 2013, aura pour thème ce qui confère son nom à la revue, soit la théorie du « Cygne Noir » – imprévisibilité et sérendipité dans les processus sémiotiques fondant l’épistémè.

Suivant, dans l’essence, les recherches de Nassim Taleb sur les limites de la connaissance et le poids de l’imprévisibilité dans nos schémas épistémiques (Le cygne noir : la puissance de l’imprévisible, Paris, Les Belles Lettres, 2008), un Cygne Noir est une figure symbolique renvoyant à un événement hautement imprévisible qui survient et qui ébranle nos cadres normatifs. C’est une aberration qui fait rupture dans la cohérence de nos modèles encyclopédiques et qui force la reconsidération à la fois de nos connaissances établies et des modes d’acquisition et de validation de ces connaissances, voire certitudes – soudainement reconnues comme erronées. La nécessité de rendre cohérente cette donnée aberrante produit des explications qui retracent des effets de prévisibilité rétrospectifs. Symétriquement, un événement hautement prévisible qui ne survient pas peut également être appelé un Cygne Noir. Le Cygne Noir symbolise et traduit ainsi la stupeur d’une conscience prenant acte des limites de l’induction et de la probabilité.

Prenant appui sur cette théorie et s’en inspirant pour fonder la thématique de son numéro initiatique, la rédaction du Cygne noir invite chercheuses, chercheurs, auteur-e-s et artistes à lui soumettre des propositions s’inscrivant dans les grandes orientations théoriques qui convergent sous l’égide de la discipline sémiotique et rappelle aux intéressés l’esprit d’ouverture qui préside à la fondation de la revue, tant par rapport aux objets traités qu’à la forme que peuvent prendre les différentes contributions.

Le Cygne noir propose trois champs possibles où inscrire sa contribution :

1. « Jeux de concepts » comprend les écrits scientifiques ;

2. « Jeux de langages » met à l’épreuve la plasticité de la langue sous toutes ses formes (de la narration à la poésie, et au-delà) ;

3. « Jeux d’images » capture et exploite les images fixes et mobiles dans une perspective sémiotique (de la photographie à la vidéo, et au-delà).

Veuillez soumettre vos propositions au plus tard le 21 mars 2012 à l’adresse suivante : redaction@revuecygnenoir.org

Votre proposition doit comporter :

1. Un titre et un court résumé (500 mots maximum) ;

2. Une courte notice biographique (250 mots maximum) comportant les informations suivantes : votre nom complet, votre statut, votre établissement de rattachement (s’il y a lieu), votre département et vos coordonnées (adresse postale, numéro de téléphone et adresse courriel).

Calendrier

Les propositions de contributions (titre et court résumé) seront envoyées avant le 21 mars 2012.

L’acceptation des contributions sera notifiée avant le 5 avril 2012.

Le texte final, prêt à la publication sera envoyé avant le 31 mai 2012.