mardi 20 septembre 2011

Parution: Le temps des médias n°16

Espionnage

Source de fantasmes s'il en est, le renseignement a fait l’objet de nombreuses représentations, souvent déformées dans les médias, aussi bien dans la fiction (roman, cinéma, télévision) que dans la presse ou le documentaire. De leur côté, les professionnels du renseignement n’hésitent pas à utiliser les médias pour désinformer, influencer ou même déstabiliser. Comment les deux acteurs de ce couple « infernal » usent et mésusent l’un de l’autre, c’est ce que permet d’illustrer ce dossier original, combinant les apports d’historiens et professionnels des médias et ceux d’historiens du renseignement.

* Présentation (Yannick Dehée et Olivier Forcade)

* L'Action française contre l'espionnage allemand (Olivier Forcade)

* Sans patrie ni frontières de Jan Valtin : l'affaire de presse et le secret bien gardé des services spéciaux (Guillaume Bourgeois)

* L'Agence Havas, l'information et la guerre civile espagnole (Julien Auvert)

* Le marigot médiatique africain. Approches d'une information à rebours (2010-1960) (Jean-Pierre Bat)

* Le national et l'international dans les séries télévisées d'espionnage des années soixante (Vincent Chenille)

* Le tardif réveil de l'espion français au cinéma (Yannick Dehée)

* Le dénouement de l'affaire du Rainbow Warrior entre « fuites » et journalisme « d'investigation» (Floran Vadillo)

* La Vie des autres (2006) : espion de la Stasi ou héros ordinaire ? (Caroline Moine)

* The West Wing et l'Intelligence Community : les experts souterrains (Joseph Belletante)

* L'émergence d'internet dans les outils d'Intelligence économique (Christophe Deschamps et Nicolas Moinet)

* Médias, responsabilité gouvernementale et secret d'Etat : l'affaire WikiLeaks (Damien Van Puyvelde)

TERRITOIRES D'ÉTUDES

* Les périodiques en langue étrangère publiés en France (xixe-xxe siècles) (Diana Cooper-Richet)

* La publicité à la télévision, instrument de liberté ou de servitude ? (Valérie Sacriste)

ENTRETIEN

* Patrick Pesnot, la fabrique de «Rendez-vous avec X» (propos recueillis par Yannick Dehée)


Juin 2011, 25 euros

"Informations: l'effet numérique"

Rendez-vous d'aqui! vendredi 23 septembre 2011, Rocher de Palmer, Cenon

Ce sera le 23 septembre prochain au Rocher de Palmer, à Cenon, le nouveau lieu culturel de l'agglomération bordelaise, sur la rive droite de la Garonne, au carrefour de toutes les nationalités et des cultures. L'Association des Amis d'Aqui !, « les Aquinautes » et le site d'informations Aqui.fr y donnent rendez vous, avec le soutien d'Aquitaine Europe Communication (AEC), à ses confrères nationaux et régionaux de la presse numérique, à ceux de la presse quotidienne et magazine, à tous ceux que passionne la formidable mutation de la société de l'information. Aux éditeurs et aux journalistes, aux bloggeurs, aux étudiants, aux associations, aux élus comme aux simples citoyens qui croient utile de se donner le temps d'une réflexion partagée.Plusieurs responsables de la presse en ligne seront présents parmi lesquelsPierre Haski (Rue 89), Yves Eudes (Le Monde), Sabine Torres (Dijon Scope), Nicolas Voisin (Owni.fr)... Eric Scherer en charge de la prospective à France Télévisions et auteur du livre « A t-on encore besoin de journalistes » fera le point des dernières tendances mondiales. Après une mise en perspective par le politologue Roland Cayrol auteur de plusieurs ouvrages sur les médias et un état panoramique de l'information par Antoine Chotard (Aquitaine Europe Communication) le premier temps fort de la journée sera animé par Philippe Chaffanjon, directeur de France-Info et Joël Aubertdirecteur d'Aqui.fr. Trois thèmes feront ensuite l'objet d'approfondissement : Quels outils pour quels usages ?L'information a un prix comment la financer? La valeur de l'information ? Ils donneront lieu à débat et échange avec des élus qui seront soumis à la question sur le thème : « les pouvoirs bousculés ». Le journaliste Denis Robert donnera son témoignage en guise de point d'orgue à une journée riche d'éclairages et de confrontations.

vendredi 16 septembre 2011

Journées d'études "Actualité d'André-Jean Tudesq"

vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre 2011

PROGRAMME

Vendredi 30 septembre 2011, après-midi, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine – MSHA

14 h – Ouverture/Présentation – Christophe BOUNEAU, Directeur de la MSHA, et Valérie CARAYOL, Directrice du MICA)

14 h 30 – Jean-Claude CARON Perspectives sur l’histoire sociale et culturelle du XIXe siècle

15 h – Marc AGOSTINO L’étude des notables/des élites au XIXe siècle, approches croisées

15 h 30 – Séverine PACTEAU André-Jean Tudesq et l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, pour une réflexion sur la place de l’institution dans la vie académique bordelaise

16 h – Pause-café

16 h 15 – Pierre ALBERT L’histoire de la presse, les acquis et les nouvelles problématiques à l’heure du journal numérisé

16 h 45 – Alain KIYINDOU Les sciences de l'information et de la communication, de la fondation à la légitimité et à leur devenir

17 h 15 – Table Ronde : Liberté et relativité de l’universitaire ; enseignement, recherches interdisciplinaires et vie universitaire du XXe au XXIe siècle, avec Eugénie AW, Amadou BA, Alain BLONDY, Élisabeth CAZENAVE, Jean-Claude DROUIN, Denis MARÉCHAL, Philippe POMMIER, Brice RAMBAUD, Derek VAILLANT

18 h – Caroline TUDESQ, petite-fille d’André-Jean TUDESQ Témoignage : les recherches au quotidien d’un universitaire

18 h 15 – Noël MAMÈRE, doctorant d’André-Jean TUDESQ Université, journalisme et engagement politique

Cocktail à la MSHA

Samedi 1er octobre 2011, matin, Institut d’Études Politiques de Bordeaux – IEP

9 h 15 – Ouverture/Présentation – Vincent HOFFMANN-MARTINOT, Directeur de l’IEP

9 h 30 – Jean-Jacques CHEVAL Les études radiophoniques, légitimité, regain et ouvertures

10 h – Claude SORBETS Le « récit universitaire » selon André-Jean Tudesq : de la continuité et des mutations des discours académiques

10 h 30 – Pause-café

10 h 45 – Jean-Pierre ILBOUDO Des leçons apprises sur la radio en Afrique Noire aux travaux à venir

11 h 05 – Ludovic MIYOUNA Perceptions africaines d’un universitaire européen en Afrique

11 h 25 – Serge Théophile BALIMA L’humanisme, les sciences humaines et sociales et le développement africain, enjeux

11 h 45 – Annie BART et Étienne DAMOME Les études doctorales africaines, jalons, actualité et avenir

12 h – Michel TRIBOY L’Université et les médias, évocations sonores

12 h 30 – Dominique WOLTON Pour une démarche résolument interdisciplinaire et internationale en sciences humaines et sociales

12 h 50 – Conclusions et clôture – Annie BART et Jean-Jacques CHEVAL

jeudi 15 septembre 2011

Appel à communication XVIII° Congrès de la SFSIC

« La contribution des sciences de l’information et de la communication aux débats publics »

Nous l’observons et le vivons : les chercheurs en sciences de l’information et de la communication, les groupes d’études, les équipes et les programmes de recherche analysent, dans leur diversité, les processus informationnels et communicationnels, les pratiques sociales, les dispositifs, les médias, les formes organisationnelles, les évolutions et les évènements avec l’ambition d’augmenter, même de façon modeste, le savoir commun. Ces travaux ont souvent vocation à irriguer les débats publics, les demandes sociales et politiques, contribuent à les alimenter de connaissances validées et si possible de concepts, de savoirs…

Interroger la contribution des sciences de l’information et de la communication aux débats publics, c’est prendre la mesure des travaux menés pour comprendre le monde contemporain dans ses transformations, vouloir rendre visible ces travaux, et les arrimer à la réalité présente, non sans analyser le sens et la portée de cette contribution.

La publicisation de l’information – communication, sa médiatisation, ou non, est au cœur des débats publics contemporains et traverse les différents « champs » sociaux. Ce sont ces mobilisations de l’information – communication que l’on souhaiterait voir ici interroger, de différentes disciplines, par des chercheurs engagés de longue date dans la recherche, et des jeunes chercheurs, femmes et hommes, pour aider à comprendre les enjeux des mutations en cours, et augmenter l’acuité de notre regard.

Cinq axes sont proposés pour accueillir, susciter ou orienter, sans exclusive toutefois, la réflexion:

1.) Informer – communiquer sans machine. 2.) Médiatisation ? 3.) Information – communication et culture. 4.) Mutations et émergences. 5.) Epistémologie et conditions de la recherche en information – communication.

Date limite de dépôt des propositions de communication (1 300 mots) : 15 octobre 2011

Appel à contribution "Evaluer la liberté de la presse: les médias sociaux ont-ils changé la donne?"

ESSACHESS – Journal for Communication est une publication académique en libre accès inscrite dans les bases de données internationales ProQuest CSA, EBSCO Publishing et elle est actuellement en cours de référencement dans d’autres bases de données internationales. Son régime de publication de deux numéros par an.

Dossier: Evaluer la liberté de la presse : les médias sociaux ont-ils changé la donne ? (Volume 5, n° 1(9)/ 2012)

Appel à contributions pour le volume 5, n° 1(9)/ 2012

Coordination du dossier :

Dr. Lee B. BECKER et Dr. Tudor VLAD (James M. Cox Jr. Center for International Mass Communication Training and Research, University of Georgia, Etats-Unis de l’Amérique)

Le concept de liberté des médias a une longue histoire, à la fois dans les sciences politiques et dans la littérature relative à la communication de masse. Linz (1975), par exemple, recensa les libertés d’association, d’information et de communication comme des composantes essentielles de la démocratie. Gunther and Mughan (2000, p. 1), pour leur part, appelèrent les médias de masse le « tissu conjonctif de la démocratie ». Quant à O’Neil (1998), il écrivit que sans la liberté de communication que les médias de masse apportent, le fondement même de la règle démocratique est sapé.

Certains ont soutenu que les définitions relatives à la liberté des médias devraient inclure ou prendre en compte d’autres concepts, tels que le rôle des médias dans la construction d’une nation, le développement économique, le dépassement de l’illettrisme et de la pauvreté, ou encore l’apparition d’une conscience politique. Hachten (1987) et Hagen (1992) se sont concentrés sur la démocratisation des médias, et ont proposé de modifier l’action descendante et linéaire des médias contemporains à l’égard du public, afin d’accroître la participation des citoyens. Breunig (1994) considéra la liberté de la presse comme un type de la liberté de communication parmi d’autres, au même titre que la liberté d’expression, la liberté d’opinion et la liberté d’information.

Les médias de masse initient-ils le changement, ou l’accompagnent-ils ? Reflètent-ils ou façonnent-ils la société ? Doivent-ils être considérés comme des agents de transformation ou de statu quo ? Autant de questions qui traversent la problématique de la liberté des médias.

La liberté des médias est reconnue comme un droit humain fondamental dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cependant, le degré selon lequel les nations jouissent de la liberté d’expression à travers les médias varie de manière considérable. Il y a plus d’une centaine d’organisations à travers le monde qui évaluent la liberté de la presse aux niveaux nationaux et / ou régionaux. Trois d’entre eux (Freedom House, Reporters sans frontières et IREX) sont en train de produire des mesures quantitatives concernant la liberté des médias à l’échelle mondiale, en se fondant sur le travail effectué par des évaluateurs professionnels. Ces évaluateurs analysent les caractéristiques des systèmes médiatiques, en se demandant par exemple si les médias de tel pays sont capables de fonctionner sans être soumis à des pressions politiques ou économiques, et s’ils œuvrent réellement en étant au service des objectifs démocratiques de la société.

De récentes études ont montré que ces mesures systémiques concernant les caractéristiques des médias sont profondément cohérentes et fortement inter-corrélées, fournissant des données de base sur leur fiabilité (Becker, Vlad & Nusser, 2007 ; Becker & Vlad, 2009 ; Becker & Vlad, 2010). D’un point de vue historique, les évaluations relatives à la liberté des médias et au rôle que jouent les médias dans le processus de démocratisation ont focalisé leur attention sur les médias écrits et audiovisuels. Mais plus récemment, des chercheurs ont introduit Internet dans l’équation. Le Printemps arabe a ainsi suggéré que les médias sociaux pourraient avoir un rôle déterminant à jouer en informant et en mobilisant le public, en particulier dans les pays où la liberté de la presse se trouve limitée. Un récent rapport (CIMA, 2011) montre que les activités liées à la liberté d’expression se sont consolidées et élargies grâce à l’adjonction d’organisations dédiées à la liberté qui émergent sur Internet. Ce champ a été complexifié par le chevauchement de missions entre des groupes de liberté d’expression déjà établis et des groupes naissants orientés vers la problématique de la technologie et des droits de l'homme.

Ce numéro de la revue ESSACHESS - Journal for Communication Studies propose d’explorer de nouvelles tendances concernant l’évaluation de la liberté de la presse ainsi que l’appréciation du rôle de la presse au sein du processus de démocratisation, dans le contexte de changements que les nouveaux médias ont apporté dans le domaine de la communication de masse.

Pour ce numéro de la revue ESSACHESS nous attendons des contributions qui peuvent prendre la forme :

d’études théoriques ou de textes apportant de nouvelles orientations pour le débat dans la littérature spécialisée ;

de recherches empiriques et d’études de cas.

Dates importantes :

30 novembre 2011 : envoi de la proposition d’article sous forme d’un résumé d’environ 2500 - 3500 signes espaces compris ;

15 janvier 2012 : notification des résultats ;

15 avril 2012 : soumission intégrale de l’article ;

1 juin 2012 : acceptation définitive de l'article.

Les articles devront comprendre entre 20 000 et 25 000 signes espaces compris. Ils peuvent être soumis en français ou en anglais et doivent être accompagnés d`un résumé en français et en anglais (200-250 mots), de 5 mots clés, des noms, ainsi que des affiliations et adresses e-mail de tous les auteurs. Les articles et questions complémentaires doivent être adressés à :

lbbecker@uga.edu, tvlad@uga.edu et essachess@gmail.com

Les auteurs dont les articles auront été acceptés en seront avisés par e-mail. La revue sera publiée en juillet 2012.